Les freins vélo, un aspect technique qu'il ne faut pas ménager! Vélizienne vous explique comment faire un choix judicieux.

Les freins vélo, un aspect technique qu’il ne faut pas ménager! Vélizienne vous explique comment faire un choix judicieux.

Cet article n’est pas exhaustif, car il existe une multitude de freins pour les vélos. Je n’aborde ici que quatre modèles qui se répartissent dans deux catégories: freinage sur roues ou sur moyeux.

Zoom sur les 2 catégories de freins

Pour les freins sur roues, c’est la jante qui va servir de surface de freinage à une paire de patins. De ce fait, roues et patins s’usent simultanément. Évidemment, la roue est changée moins souvent que sa paire de patins, c’est-à-dire lorsque la jante est devenue trop creuse. Le choix des patins est important pour conserver un bon freinage selon les conditions météos, des gommes plus ou moins tendres permettent par exemple de bien mieux freiner quand il pleut.

Pour les freins sur moyeux, c’est un disque qui va servir de surface de freinage à une paire de plaquettes. La jante n’est plus usée dans ce cas, seuls les patins et les disques sont à changer quand cela est nécessaire. Ce qui permet d’allonger considérablement la durée de vie des roues souvent très couteuses. Ils gardent leur qualité de freinage quelques soient les conditions météo et différents matériaux de plaquettes permettent d’allonger leur durée de vie.

Le freins peuvent être mécaniques (à câbles par tirage) ou hydrauliques (gaines avec du liquide sous pression).

4 types de freins à la loupe

Freins Cantilever

Sur jante, mécaniques. Les patins sont actionnés par deux tasseaux fixés sur le cadre, reliés par un cavalier et actionnés par la câblerie grâce à un triangle. Ce sont des freins puissants et surtout progressifs. Le problème c’est qu’ils sont difficiles à régler. D’abord supplantés par les VBrakes en VTT, ils étaient encore beaucoup utilisés en cyclo-cross avant que les freins à disques ne les détrônent.

Freins VBrake

Sur jante, mécaniques ou hydrauliques. Les patins sont actionnés par le tirage directe des deux tasseaux fixés sur le cadre par la câblerie. Ces freins ont connu un engouement dès leur sortie, notamment en VTT, car ils sont beaucoup plus simples à régler que les cantilevers et acceptent des roues plus larges. Le système n’a plus ce cavalier, et du coup simplifie le mécanisme tout en augmentant la puissance de freinage.

Freins à tirage latéral

Sur jante, mécaniques. Les patins sont actionnés par deux mâchoires fixées sur le cadre, dont la câblerie les actionne latéralement. On les trouve principalement sur le vélo de route, car ils sont extrêmement puissants, et parce qu’ils ne permettent pas le passage de garde-boue comme pour un vélo de ville par exemple.

Freins à disques

Sur moyeu, mécaniques ou hydrauliques. Les étriers sont fixés sur la fourche (à l’avant) et sur le cadre (à l’arrière), proche de l’axe de la roue. Le disque fixé sur le moyeu de la roue, sert de surface de freinage aux plaquettes des étriers qui viennent le pincer lorsque les leviers de freins sont actionnés. Leur réglage n’est pas très compliqué, le changement de plaquettes rapide, ils sont très puissants et progressifs (si hydrauliques). Ils ont très vite supplanté les VBrakes dans le milieu du VTT et se répandent de nos jours à tous les segments du monde du vélo (vélo de ville, route, cyclocross…).

Et vous mesdames, quel est votre système de freins vélo préféré?

À venir, un article sur le réglage de chacun de ces modèles.


3 commentaires à propos de “Les freins vélo, comment s’y retrouver?”

  1. Marc Jadeau dit :

    Dans votre hâte, vous oubliâtes les freins à tambours, fort représentés chez les vélos de ville « classiques » hollandais, anglais, etc…
    Souvent associés à un moyeu à changement de vitesses intégré genre Sturmey&Archer, Sachs ou autre.
    Encore moins d’entretien que les disques, beaucoup plus compliqué à réparer en cas de besoin.

    Ce qui conduit à noter un autre oubli, dans les systèmes de commande du frein : le rétro-pédalage ! Lui aussi un grand classique des vélos de ville du plat pays, qui vaut parfois quelques gamelles aux néophytes 😉

    Pour finir, on peut aussi noter l’existence de freins à tringles, ou l’action sur les leviers et transmise au moyeu par un jeu de tiges rigides, de cames et de basculeurs.

    1. Vélizienne Vélizienne dit :

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      Comme je le mentionne en début d’article, la liste des freins que je présente n’est pas exhaustive.
      Bien à vélo.

  2. jmarc dit :

    bonjour
    j’ajoute…
    Si la qualité du patin est très importante pour obtenir un bon freinage, la qualité de la jante aussi.
    sur une jante acier recouvert de chrome, la freinage ne sera jamais puissant puisque le patin accroche difficilement sur la jante surtout quand elle est humide (vélos des année 70).
    pour augmenter le freinage, il faut changer les jantes et monter des jantes aluminium qui accrochent mieux sur les patins.
    En plus certains étriers à tirage latéral (premier prix, donc pas assez épais) sont insuffisamment rigide pour permettre un freinage correct. il peuvent être parfois remplacés par des homologues plus rigides si la distance entre la fixation de l’étrier et les flancs de la jante le permet.

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