Les petites reines de Kaboul : le vélo, une liberté chèrement conquise

Les Petites Reines de Kaboul, c’est le combat de jeunes afghanes pour leur émancipation, pour leur droit de rouler à vélo librement.

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes de ce 8 mars 2017, Patrick Communal, défenseur des migrants dans le Loiret, nous parle du combat des petites reines de Kaboul.  La rédaction de Ellesfontduvelo remercie Patrick Communal et Thierry Communal pour tout ce qu’ils font pour ces femmes cyclistes.

***NEWS UPDATE du 11/03/2017 9h20 de Patrick Communal***

Le Ministre de l’intérieur vient d’accepter de délivrer un #visa aux petites reines de #Kaboul et leur famille. Le consul de France à Kaboul vient d’en informer Masomah Alizada. Merci à tous ceux et celles qui ont contribué à ce succès! Découvrez le nouvel article de Patrick Communal.

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Il ne fait pas toujours bon en Afghanistan être une femme, oser affronter les tabous d’une société patriarcale et conservatrice, et s’exposer à la colère des esprits les plus rétrogrades, dans une capitale, Kaboul, infiltrées par les cellules de l’état islamique et menacée à 60 kilomètres par les groupes armés talibans.

C’est pourtant le choix de quelques jeunes femmes baptisées par les médias francophones « les Petites Reines de Kaboul » résolues envers et contre tout à pratiquer le sport cycliste, s’entrainer régulièrement et à participer à des compétitions.

Aujourd’hui, elles ont besoin de votre aide car elles sont en danger de mort. La France, pour l’instant, refuse de leur accorder la protection internationale à laquelle elles ont droit.

Découvrez les 5 visuels prévus pour les soutenir et publiez-les sur vos réseaux sociaux le 8 mars, lors de la Journée Internationale des Droits des Femmes.

Les Petites reines de kaboul

Une des photos de couverture Facebook

Les petites reines de Kaboul

Un des visuels Instagram pour le 8 mars

Découvrez et téléchargez librement ces photos pour soutenir les Petites Reines de Kaboul le 8 mars! 

Les Petites Reines de Kaboul: le combat de jeunes afghanes pour leur émancipation

La traversée des rues encombrées de Kaboul pour rejoindre leur site d’entrainement à la périphérie de la ville est périlleuse, elles sont insultées, menacées, reçoivent des projectiles, mais elles tiennent bon et lorsqu’elles atteignent enfin cette rocade déserte dans une zone d’aménagement en devenir, elles éprouvent l’espace d’un moment, le sentiment d’être un oiseau qui s’élève dans les airs et s’abandonnent à l’ivresse d’une liberté chèrement conquise.

Les petites reines de Kaboul : le vélo, une liberté chèrement conquise

Masomah Alizada et Thierry Communal

La presse internationale s’est peu à peu intéressée aux Petites Reines de Kaboul, les chaines de télévision les ont filmées, un groupe de 116 députés italiens les avaient proposées au prix nobel de la paix. Elles ont été invitées à l’ambassade de France le 8 mars 2016 et peu de temps après à participer à une compétition en France où elles se sont honorablement comportées en accédant au podium.

Masomah Alizada est la leader du team afghan, sa sœur Zahra est toujours présente à ses côtés, à l’entrainement et pendant les compétitions. Leur notoriété nouvelle, si elle a popularisé le combat de ces jeunes femmes afghanes pour leur émancipation, les a aussi placées sous le regard hostile de leur communauté. Des pressions se sont accentuées sur leur famille pour que leur père et leur frère leur imposent un mariage forcé qui mettrait un terme à leur activité sportive. Plusieurs attentats sanglants de l’état islamique à Kaboul ont frappé la minorité chiite hazara à laquelle elles appartiennent et enfin les menaces directes à l’encontre de Masomah et Zahra n’ont pas manquées sur les réseaux sociaux.

Menacées parce que femmes, sportives, et appartenant à une minorité ethnique, elles ont décidé, avec leur famille, de demander un visa de longue durée à l’ambassade de France à Kaboul qui les avaient invitées le 8 mars 2016 pour honorer leur combat, mais la France, pour l’instant, refuse de leur accorder la protection internationale à laquelle elles ont droit. La demande de visa a été rejetée.

En ce 8 mars 2017, c’est un autre combat qui est engagé, une course contre la montre et une course contre la mort pour sauver les Petites Reines de Kaboul.

Découvrez et téléchargez librement ces photos pour soutenir les Petites Reines de Kaboul le 8 mars! 

Je suis les Petites Reines de Kaboul. Téléchargez librement les visuels à utiliser ce 8 mars 2017 sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram et Twitter. Soutenez-les!

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