Laurence en velo de route

Laurence: « j’ai 52 ans cette année. Je me suis mise au vélo en 2015. Je pensais avoir zéro potentiel, j’avais peur de tout. »

Laurence avait, au démarrage, peur de tout: des montées, des descentes, des efforts, de me ridiculiser, de cracher mes poumons.  Mais, le vélo est devenue une révélation!

Je fais du vélo pour mon plaisir. Il m’arrive de faire quelques déplacements professionnels à vélo, mais c’est trop compliqué, parce que je dois souvent transporter du matériel lourd. Et comme j’arriverais en sueur à mes rendez-vous, ce n’est pas vraiment top. Comme je peux bien souvent organiser mon travail à ma guise, je m’échappe deux à trois fois par semaine pour une virée, seule la plupart du temps, en milieu d’après-midi dès que les journées rallongent et que la température me le permet.

A l’automne dernier, j’ai décidé de faire une dernière virée un peu exigeante.

Mais comme je n’avais pas la journée non plus, j’ai pris la voiture pour avancer un peu sur une partie de parcours pas très intéressante. Je me suis lancée dans de magnifiques villages alsaciens: Dorlisheim, Rosheim, Boersch, Ottrott, Klingenthal, et enfin la montée jusqu’au Mont Sainte Odile. Pas un faux-plat dans cette montée pour se poser un peu.

Mais par contre, des trouées dans la forêt pour un paysage à couper le souffle. La redescente s’est faite via St Nabor. Le temps était idéal, la route déserte… Magnifique.

Quand je pars, mes poches sont pas mal chargées: entre les mouchoirs, le téléphone (indispensable quand on part seule), le blanc à lèvres (parce que le vent dessèche pas mal), mon dos n’est pas très esthétique. Mais le plus important, c’est à manger. Le coup de barre peut être fatal, l’hypoglycémie guette toujours. Alors ce sont des barres, mais surtout du salé, avec du pain complet, des protéines. Et des bidons bien sûr.

Je ne peux parler que de mon expérience: j’ai 52 ans cette année. Je me suis mise au vélo en 2015. Je pensais avoir zéro potentiel, j’avais peur de tout : des montées, des descentes, des efforts, de me ridiculiser, de cracher mes poumons.

Mais le jour où je me suis assise sur un vélo de course, ça a été la révélation. Alors il faut avoir un tout petit peu du bon matériel, des vêtements adaptés (cuissard et maillot avec poches arrières. Avec ça, on est parées), et puis y aller en douceur au début : se décrasser sur du plat, mais pas pendant 107 ans non plus. On s’ennuie très vite sur le plat. Et puis oser, oser, oser. Le plaisir est juste énorme !

Je fais du vélo avec un vélo de course depuis très peu de temps. Je découvre donc encore mes possibilités physiques. Je suis partie le 15 août 2016, prenant une direction mais ne sachant pas vraiment ce que je ferais exactement. Il était 8h du matin quand j’ai décollé. Je suis arrivée à Schirmeck, et je me suis décidée à monter le col du Donon, qui est le sommet le plus haut de ma région. Ce versant n’est pas le plus doux, et pourtant, j’y suis arrivée « facilement ».

Une merveille pour moi. J’ai enchainé avec le retour par l’autre versant de la vallée de la Bruche, via Grendelbruch, dont la montée est, disons, intéressante. 90km au total.

ET ON MOULINE!

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