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Tessie Reynolds: une des premières femmes à vélo

Histoire du vélo au féminin: portrait de Tessie Reynolds

Tessie Reynolds: une des premières femmes à vélo

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En 1893, Tessie Reynolds enfile un pantalon et enfourche un vélo pour relier Londres. Une sortie qui marque son époque, l’histoire et le vélo au féminin. 
L’histoire du vélo au féminin commence au 19ème siècle et Tessie Reynolds en est l’une des fières représentantes. En septembre 1893, alors âgée de 16 ans, elle effectue, en 8,5 heures, l’aller retour entre Brighton et Londres, un parcours de  185 kilomètres.

Le vélo au féminin contre les tabous

Accompagnée de plusieurs garçons et enfourchant un vélo pour homme, Tessie Reynold brave plusieurs interdits. Les prêtres et médecins de l’époque considèrent en effet que l’engin n’est en rien approprié aux filles de bonne famille et interdisent, purement et simplement sa pratique!
Mais l’histoire retient surtout le scandale provoqué par la tenue de Tessie. Pour être plus confortable, la jeune fille laisse le corset au placard et revêt une chemise sur un élégant pantalon bouffant qui laisse entrevoir… ses mollets! Un acte impudique qui fait jaser les plus conservateurs.
Grâce à cette sortie pourtant, le mouvement « Rational Dress », soutenant que les femmes sont libres de porter les vêtements de leur choix, reçoit une plus large attention du public. La presse s’empare de l’affaire. Et si l’anecdote prête à sourire  aujourd’hui, elle participa réellement à l’émancipation des femmes, grâce au vélo. Merci qui? Merci Tessie!
Alors, la femme qui libère le vélo ou le vélo qui libère la femme? Donnez-nous votre avis! 🙂

Sources: Un monde à vélo et The Victorian Cyclist

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Commentaires (2)

  • Lauralala

    Lauralala

    Je suis en train de lire un livre écrit par un médecin en 1900 qui porte sur les effets sur la santé de la selle de vélo. Il faut vraiment resituer la vision des choses de cette époque sinon on est offensé à chaque page. A cette époque des lumières, juste avant la 1ere guerre mondiale, alors que la puissance allemande était à son comble avec une fertilité record, la fertilité des français n’était vraiment pas folichonne. Donc le gouvernement finançait des études pour comprendre l’orogine du problème. Certains docteurs émirent l’idée que l’infertilité provenait de la pratique du cyclisme. En effet, en plus de s’émanciper grâce aux vélo, les femmes prendraient du plaisir sexuel avec les frottements répétés de la selle (!). Du coup, elles n’auraient plus besoin des hommes ! Cette hypothèse, bien que très drôle de nos jours, partageait la communauté scientifique. Heureusement le Dr O’Followell qui a écrit le livre (« Bicyclette et Organes génitaux », édition Le Pas d’Oiseau) n’est pas de cet avis.

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