Découvrez le récit d’une débutante en VTT. La Lozérienne: 3 jours à vélo, un programme varié et à la demande. Retour sur mon expédition en terre inconnue. 

Absolument, le vtt pour moi était… (et reste d’ailleurs toujours) une Terra Incognita.

« On » m’avait promis de m’entrainer, de me faire aborder le VTT en douceur pour faire de moi, non pas une championne mais au moins une débutante-qui-se-confirme afin d’être prête pour l’événement.

La vérité c’est que c’était la 10e fois (si, si j’ai compté) pour la Lozerienne que je prenais les commandes d’un vtt… et j’étais tombée systématiquement à chaque sortie jusque là. Dans mon premier article à ce sujet je justifiais mon inscription en faisant le rapprochement entre « Lozerienne » et « Tropézienne » (célèbre patisserie du Sud Est de la France).

C’est la gourmandise qui m’a donc amenée dans les magnifiques décors de la Lozère, qui m’a permis de m’évader sur des chemins, des pistes toutes aussi belles qu’improbables, de me dépasser dans un esprit certes de compétition mais surtout de partage. Ainsi donc et en un mot, vous l’aurez compris : je me suis régalée même si je débutais en VTT.

Premier jour à la Lozérienne 2018

Le premier jour attaquait raide… Dénivelé fort avant le 1er km, sur un terrain accidenté, les températures étaient caniculaires. Peu d’ombre, beaucoup de participants, beaucoup de poussière et peu d’air… J’étais partagée entre stress et adrénaline. Arrivée en haut cette première bosse plutôt éreintante, c’est le gout pour l’aventure et le plaisir qui ont finalement pris le dessus. La descente était multiple, étroite, technique et témoignait bien de la culture de la région entre grosses clôtures de pierre, roches jaunes et résineux en pagaille.

La nocturne de la Lozérienne 2018

Malgré mon manque d’expérience, cette première partie c’était tellement bien passée que je me suis laissée convaincre, moi la froussarde, la débutante en VTT, pour réaliser la nocturne. Une toute première pour moi. Rouler de nuit, dans la nature. Sans autres éclairages que celui de nos équipements. J’y suis allée en me questionnant si j’avais fait toutes les démarches nécessaires pour mon assurance vie… en me rappelant aussi qu’on ne vit qu’une fois et que c’est précisément pour ce genre de choses qu’elle vaut la peine d’être vécue ! La montée tout allait bien. La descente… j’ai paniqué et posé le pied quand le terrain s’est corsé. Toute ma philosophie s’étant fait la malle, bizarrement, dès que j’ai commencé à guidonner. Mais l’arrivée ludique à travers La Canourge, ses passages sous les immeubles et ses rivières urbaines ainsi qu’une arrivée festive m’ont redonné le sourire. Cette première journée de plaisir a, je crois, conditionnée le reste de l’épreuve pour moi.

Seconde journée à la Lozérienne 2018

Troisième journée pour la débutante en VTT

Conclusion de la Lozérienne 2018 en tant que débutante en VTT

Ces 3 jours se sont passés sans accroc et j’ai pu découvrir beaucoup d’autres aspects qui m’étaient alors encore inconnus dans la compétition sportive. Déjà le partage. J’ai fait des rencontres extraordinaires (Muriel et Sylvie si vous me lisez… !), j’ai chuté et j’ai immédiatement bénéficié d’une solidarité organisée bien que spontanée ! J’ai appris que poser le pied que ce soit pour descendre ou bien monter n’était pas une honte et qu’il n’y avait pas à rougir de son niveau. Au contraire qu’il faut oser pour évoluer. Que les autres participants plus aguerris bénéficient justement d’un niveau conséquent pour gérer et… sont aussi passés par ces mêmes étapes. Sinon sur un plan plus terre à terre j’ai beaucoup apprécié l’organisation LVO et, sans surprises : les ravitos ! Mention spéciale pour l’aligot du dernier jour ! Et forcément les « motos-balais » que finalement je n’ai pas vu de si près (ou bien savaient se faire très discrètes ?), qui m’ont bien rassurée ! Il s’agissait de 3 jours intenses pour moi. Aussi bien sur un plan sportif, émotionnel, qu’humain. Ainsi je ne peux que recommander à toutes et tous d’aller s’y frotter.

  • Les meilleurs auront leur lot d’adrénaline et de challenge technique (!), physique (!) à relever.
  • Ceux qui prennent un peu plus leur temps pourront apprécier la beauté des paysages, la variété des parcours choisis, la richesse d’une nature qui malgré la chaleur était à couper le souffle !

Vraiment, l’œil tout au long de l’épreuve Lozérienne 2018 n’a pas de quoi s’ennuyer ! J’ai fini ces 3 jours avec les jambes en coton, les mirettes comme des soucoupes et la satisfaction de m’être dépassée. Carton plein. À l’année prochaine. Qui sait? Peut-être en mode chrono ?

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