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Interview des femmes à vélo solaire sur le Sun Trip Tour 2019

Interview des femmes à vélo solaire sur le Sun Trip Tour 2019

Le Sun Trip Tour 2019, c’est l’édition régionale du Sun Trip. Il s’agit de deux semaines à vélo solaire tous les deux ans. C’est passé beaucoup trop vite!

Pour mettre en valeur l’énorme diversité des participantes, j’ai posé à chacune une question différente. Voici donc la mosaïque-interview du Sun Trip Tour 2019!


Qu’est-ce qui est intéressant dans le voyage à vélo solaire?

Portrait de Rain Thoresen en vélo solaireRain Thoresen1er voyage à vélo, 1er voyage hors des États-Unis

L’attention que cela attire, ça m’a beaucoup étonnée, à tout  moment quand nous voyagions, les gens nous photographiaient ou nous filmaient, c’est sans doute le truc le plus évident pour moi. Peut-être que je n’aurais pas dû être surprise, mais je n’ai jamais fait de tels voyages, pas même de voyage à vélo, à vrai dire, je ne m’y attendais pas.

Et le voyage à vélo solaire… Le millage, ou plutôt le kilométrage que l’on fait tous les jours ! J’ai été surprise par la distance que l’on peut couvrir et à quel point c’est un véhicule pratique une fois que l’on maîtrise les manœuvres, les virages, s’habituer à sa taille, son poids et son fonctionnement.

 


Le vélo solaire, c’est pour les femmes?

Stéphanie DuguéSes premiers cols à vélo

Oui ! Justement, ça permet d’accéder à des endroits avec ces vélos solaires où je ne serais jamais allée autrement, moi gravir des cols c’est la première fois que je le fais à vélo, donc oui, oui, ça permet de voir le monde différemment et d’aller dans des endroits inaccessibles auparavant.

 


Est-ce que le Sun Trip Tour est intense sur le plan émotionnel?

Catherine CorselliWatt a Trip – En couple dans l’éolien et sous le soleil

lors du Sun Trip Tour, le voyage en vélo solaire en famille!Avant de partir, j’ai envoyé un email à mes amis et collègues pour dire que le Sun Trip c’était comme une troisième grossesse pour moi.

On sait que l’on a été retenue pour faire le Sun Trip et c’est comme si on apprenait qu’on allait avoir un bébé. On est content et on sait qu’il faut se préparer, mais on se dit qu’on a le temps alors on ne fait pas grand-chose.

Au bout d’un moment, on se rend compte que ça arrive vite et qu’il va falloir se préparer. Il faut travailler sur le vélo, ça c’est la gestation, il faut voir ce qu’il faut comme matériel, tester… On passe des HEURES en ligne pour comprendre les besoins de ton futur bébé, ton vélo solaire.

Portrait de Catherine CorselliEt puis tu es prête, tu es dans l’attente, tu te dis… Mais quand est-ce que ça arrive ? Émotionnellement parlant, tu sais ce qui t’attend, tu es impatiente, tu sais que ça va être chouette, mais tu n’en peux plus d’attendre de monter sur ton vélo.

Et après, ton bébé il est là, le Sun Trip commence et tu sais que tu vas être crevée, que tu vas en baver,  pareil avec un bébé qui ne dort pas la nuit, tu dois changer des couches, ça change ton rythme, tu es fatiguée… mais à la fin, tu es tellement heureuse ! Tu en baves quand il est bébé, mais après les petites maladies, c’est que du bonheur, c’est pareil.

On a eu un jour de galères où j’ai pleuré trois fois dans la soirée, c’était physiquement épuisant… Maintenant qu’on a passé le mauvais cap, c’est qu’une partie de plaisir et on poste des tonnes de photos de notre bébé sur les médias sociaux !

 


Peut-on voyager en famille sur des vélos solaires?

Sun Trip Tour, le voyage en vélos solaires avec enfantsCéline Amoravain Globetrekkeuse et Suntrippeuse en famille

Je pense que ça dépend des enfants, combien on en a et l’âge qu’ils ont. Nous, on arrive à voyager avec un petit de quatre ans, Thomas qui est très patient. Il adore sa remorque, c’est son petit cocon… Alors on arrive à faire 7-8h de vélo par jour avec lui. Si les enfants sont plus grands, ils voudront rouler, alors comment adapter le panneau solaire ? Je ne sais pas. Tant qu’ils sont tout petits, ça va.

À vrai dire, le vélo solaire est plus facile que le voyage à vélo classique : l’électrique nous aide ! Moi je ne pouvais plus porter mon fils en itinérance vélo, il était trop lourd. Là, il est abrité sous le panneau, il n’est pas au soleil tandis que nous on morfle ! *rires* Il est à l’ombre, c’est super !

Mais bon, c’est très pratique, solaire ou pas, d’ailleurs. Le solaire nous permet seulement de faire de l’itinérance vélo de façon autonome. Comme on aime bien bivouaquer, on n’a pas à se préoccuper de la recharge, on n’a pas à aller en camping. On a bivouaqué depuis le début, sauf un jour où on a chargé au secteur.

 


Comment as-tu choisi ton modèle de vélo solaire?

portrait de Béatrice Cazanave avec son maillot Sun Trip Tour 2019Béatrice CazanaveCancer et vélo solaire, 3e événement Sun Trip en couple

Au départ en 2013, c’est moi qui ai suivi le Sun Trip. Yannick ça ne l’intéressait pas. Tous les jours, je lui racontais un peu ce que je voyais, mais il le prenait de haut, il ne croyait pas à cette histoire de vélo solaire. Je connaissais surtout les participants, j’avais regardé leurs vélos et j’avais établi des caractéristiques, des tendances, des trucs qui marchaient ou pas. Je m’étais fait une idée de ce que je voulais : un vélo droit avec une remorque monoroue.

Je suis tombée sur la remorque Evon et j’ai dit à Yannick que c’était celle qu’il me fallait. C’est moi qui ai commencé à orienter cette solution, d’autant que lui ça ne l’intéressait pas. Il ne s’y est intéressé qu’à partir du moment où je lui ai dit qu’il allait y participer… *rires* Et il a trouvé ça génial.

la remorque avec les panneaux solaires lors du sun trip tour 2019

On est partis sur mon idée de départ, tout le reste a été le résultat de notre expérience. Quand on t’a rencontrée au Festival du voyage lent au Larzac en 2014, on avait 400 Wc de panneaux de 1,05 m, à plat sur une structure que Yannick avait bricolée en 10 jours pour deux remorques, que de la cornière alu… Et tous les jours, on a réparé quelque chose ! Enfin, Yannick a réparé quelque chose ! Il faut se roder, on découvre plein de choses. Il faut se faire une idée par soi-même, à la fois de la surface dont on a besoin, de la structure porteuse, de toutes les caractéristiques, quoi. Chacun à ses besoins propres aussi, selon sa capacité sportive…

Cette année, on a mis un deuxième moteur à notre vélo solaire. C’est une idée qu’on a eue en discutant avec Stéphane Briel (Sun Trip 2013). Il nous avait contactés, car il voulait qu’on l’aide à faire une remorque du même type que les nôtres et il nous a dit qu’il avait deux moteurs et ça a fait tilt dans la tête de Yannick. Il s’est dit que c’était une super idée et on a voulu tester.

 


Qui a fabriqué ton vélo solaire? Quelles sont ses faiblesses?

Sylviane Bizet2e Sun Trip Tour avec l’Équipe Vécolo

C’est un ami à nous qui est un Géo-trouve-tout, il est outilleur et il est vraiment très fort. C’est lui qui a dessiné le vélo solaire comme ça. Il a pensé que ce serait bien et en fin de compte sur le terrain…

Ça fait deux ans que je roule avec et je crois que ça n’est pas l’idéal. Les attaches de panneaux ne sont pas terribles, il y a trop de ballant, ça bouge trop. Avec les bosses, tous les trous qu’on a passés, les obstacles, les voies cyclables en graviers… Mieux vaut un panneau tenu par des trucs rigides que le mien qui bouge beaucoup trop.  À terme, on va donc le changer.

 


casquette Elles font du velo lors du sun trip tour 2019

Quels sont les moments forts de ton Sun Trip Tour?

Perrine RambeauLe plus beau voyage

C’était le deuxième jour, le moment où je me suis pris une jolie vautre, et je me suis dit ça y’est, deuxième jour et c’est déjà fini. Bravo ! *rires*

Deux-trois jours plus tard, on a fait une traversée de 450 km entre Vulcania et Divonne, pas de soleil… Et on s’est dit, oh la la, et si on n’arrivait pas à raccrocher les wagons, on perd le groupe, c’est dommage, on voulait vraiment y être, et on s’est arrachés. On est arrivés à 22h30, batteries à plat, on était contents, c’était une belle victoire…

Et puis après, toutes ces fois où l’on retrouve tout le monde, autant les fins d’étapes que lorsqu’on les croise par hasard sur la route, c’est joyeux, super sympa. On a beaucoup croisé les autres participants, on a fait des bouts de route ensemble, on apprend à les connaître et c’est aussi ça qui fait le Sun Trip Tour, les rencontres… Chacun a une histoire de vie particulière, une raison pour laquelle on participe qui est très différente. C’est beau à voir.

 


Quelques questions en vrac pour Monique Bourrilhon, Nelly Barro et Hélène Garcia Loubier, collaboratrices EDF qui ont roulé avec nous du Puy-en-Velay jusqu’à Chamonix avant de passer les modules photovoltaïques relais à leurs collègues.

3 femmes cyclistes sur le Sun Trip Tour avec les casquettes EFDV

Comment avez-vous découvert le Sun Trip Tour et les vélos solaires?

Par Florian, qui présentait l’événement lors d’une rencontre HY-Factory au CIH à Lyon. On s’est dit que ce serait bien pour EDF d’avoir des équipes directement et pas seulement en tant que sponsor. Pour nous, ça avait du sens de participer!

Qu’est-ce qui est le plus dur dans une aventure comme le Sun Trip Tour 2019?

Les fesses ! Les frottements sur la seule ! Oh oui, les fesses, c’est compliqué….

Est-ce que c’est une petite ou une grande aventure?

C’est surtout une belle aventure humaine ! On le voit par les rencontres que l’on fait sur la route, mais aussi les échanges avec les gens du groupe.

 


mixité lors du sun trip tour 2019

Qu’est-ce qui t’a amenée sur le Sun Trip Tour?

Cherries WalksAvec Stephen pour retrouver l’équilibre

Je cherchais le soleil, évidemment, et je l’ai trouvé sauf pour un jour, dans le col de la Fauçille, j’ai été gâtée.  Non, je suis venue chercher une meilleure santé pour Steven qui a la maladie de Ménière (NDLR: un syndrome affectant l’oreille interne qui occasionne des vertiges soudains). Je pense qu’on ne l’a pas trouvée…

Mais ça l’a occupé pendant deux semaines, il a pensé à autre chose. C’est un problème constant, 24h sur 24. Tu ne sais jamais, d’un moment à l’autre, il va bien, il ne va pas bien, on ne peut rien planifier… Mais là il faut rouler, il n’a pas le choix de faire ça ou autre chose. La grande route d’hier était hyper exacerbante pour son oreille, je ne sais pas comment il fait, il se met dans des situations… Je trouve ça difficile, mais lui alors je ne sais pas comment il fait.

C’était son initiative, le Sun Trip Tour. Déjà on a pris les trikes à cause de la maladie, pour l’équilibre, après il a eu cette idée, je me disais : « Ouais, ouais, on ne va jamais le faire ». On vous avait vus à Chamonix l’an dernier, au moment du départ pour la Chine, et le soir même en rentrant chez nous, il m’a dit :

« Je m’inscris au Sun Trip pour l’année prochaine, tu viens avec moi ?
– Mais c’est clair ! Tu ne peux pas y aller tout seul, ça a l’air complètement taré, moi je viens ! »

Je ne suis pas venue chercher quelque chose de précis, une expérience différente, j’ai fait beaucoup de cyclotouring sur des vélos normaux sans électricité, car ça n’existait pas à l’époque, je n’avais jamais fait une chose pareille. Et les rencontres… J’avais l’impression de faire le tour du soleil avec un scientifique fou pendant deux semaines !!!

Dans le groupe des Suntrippeurs, cet espèce d’intérêt que tout le monde partage mais met en oeuvre complètement différemment…

C’est fascinant et inimaginable.

 


Quelle est l’importance du collectif sur le Sun Trip Tour?

Silvia PloznerL’amour à vélo solaire, association Vécolo

Le même partage, la même envie d’être dans l’effort, une espèce de communion sur les pentes de France…

J’ai déjà fait des défis avec Christophe (président de l’association Vécolo) et avec mon frère aussi (Patrice Plozner, Sun Trip 2020), c’est de rencontrer des gens, on fait forcément de belles rencontres dans ce milieu, c’est obligé. Humainement, y’a une démarche particulière pour avoir envie de faire ce genre de choses un peu différentes qui fait que les gens ont plein de choses à raconter et tes expériences diverses, qui sortent un peu du cadre.

J’ai toujours roulé avec Christophe, on a eu un partage couple, c’était une première vraie aventure que l’on faisait ensemble, on voulait se tester parce qu’on aimerait en faire d’autres plus tard, travailler entre 3 et 6 mois par an et le reste de l’année voyager à vélo… C’était un test dans l’effort et la difficulté, voir comment ça se passait, car on est un jeune couple et en fait… Ça s’est très bien passé !

Et le soir, y’a des affinités avec les gens du groupe. Il y avait eu un week-end technique à Lans-en-Vercors en avril, j’avais rencontré quelques personnes, je les avais déjà trouvé chouettes et là ça s’est confirmé. De belles rencontres qu’on mettrait longtemps à faire dans la vie de tous les jours, eh bien là, c’est concentré !

 


A-t-on vraiment besoin de promouvoir le vélo auprès des femmes?

An Van Dyck2e Sun Trip Tour en couple

Oui ! Le sport est sain pour tout le monde, faire du vélo est accessible, ça n’est pas trop dur, tout le monde peut en faire.

Les femmes ? Bien sûr, tout le monde peut en faire…  Il peut y avoir plus de promotion, je regarde un événement comme le Tour, où sont les femmes ? En Belgique c’est pareil, on n’a pas tant d’événements cyclistes féminins.

Mais surtout , je trouve ça beau, esthétique, inspirant de voir des femmes à vélo !

 


Est-ce que tu crois que Elles font du vélo est nécessaire dans le paysage cycliste?

Karine MullerAssociation Vécolo

Pour moi qui ai commencé le vélo il y a deux ans seulement, j’ai trouvé formidable de trouver une communauté qui partage des informations avec des filles qui font du GROS vélo, même si moi je ne fais pas du gros vélo. Je me dis que notre petit groupe dans le club GMC38 à Grenoble, qui s’appelle Coach Vélo Santé et qui accueille des femmes à la suite d’une longue maladie et qui les aide a reprendre confiance dans la vie, à se lancer des challenge et se donner des objectifs, on pourrait contribuer et c’est aussi un exemple pour nous donner envie d’aller plus loin. Elles font du vélo, c’est la chaîne de transmission…

J’ai été inspirée par des femmes de Elles font du vélo et j’ai envie de donner envie à d’autres de monter sur un vélo. Pour moi c’était important d’être sur le Sun Trip Tour cette semaine précisément car il y a deux ans jour pour jour, j’avais un diagnostic de cancer du sein donc ma vie était compliquée, c’était pas rigolo et de faire une semaine de vélo c’est pour moi la première fois avec autant de kilomètres…

Mais oui, c’est inspirant, ELLES FONT DU VÉLO me donne envie de faire plus, de les rejoindre pour le Ventoux, comme je les ai vues faire le stage au mois de mai, j’ai trouvé ça fabuleux de les retrouver, je vais porter mes tatouages et ma casquette fièrement pour promouvoir le magazine !


Comment pourrait-on attirer plus de femmes sur des événements à vélos solaires?

Angélique Galvaing – Sun Trip Team, Chargée de projet Chine

Je fais partie de cette génération qui pense que le genre n’a pas d’importance. C’est sûrement grâce aux efforts des générations précédentes où la femme a dû faire sa place. Je me suis posé la question des événements genrés dans le sport, j’avoue toujours ne pas avoir compris pourquoi ils existaient. Ça me parait logique que tout le monde soit sur un pied d’égalité. Je suis pour la mixité dans les événements sportifs.

Au risque de choquer, je n’ai jamais ressenti le besoin de promouvoir le sport auprès des femmes, ni en tant que participante ni en tant qu’organisatrice, et je ne vois pas l’intérêt de le rendre plus accessible à aucun groupe en particulier, pas plus à des femmes qu’à des gens d’une autre classe sociale, d’une autre culture, un autre groupe ethnique… On a cherché à attirer un public plus jeune pour qui les aspects financiers sont plus contraignants, mais je ne crois pas que ce soit du même ordre.

Pour autant, je ne crois pas que le Sun Trip soit un événement genré. Vient qui veut. Pourquoi voudrait-on attirer plus de femmes ? Je ne vois pas en quoi ça serait nécessaire. On est très bien comme ça. Cette année, on a eu 14 femmes. En 2018, ça m’a gênée un peu, car il n’y avait que 4 femmes sur 41 participants, évidemment, il y a eu un déséquilibre plus grand. Mais ça n’est pas absolument important de mettre en place une stratégie pour attirer des femmes sur l’événement. Nous leur ouvrons les bras comme nous le faisons avec les hommes.

Le Sun Trip est représentatif de la population. C’est un événement technique et ça a toujours attiré des profils d’ingénieurs. Dans la population actuelle, le fait est qu’il y a plus d’hommes que de femmes ingénieures, sans doute parce que c’est plus valorisé dans les familles, mais c’est quelque chose qui tend à disparaître avec l’égalité des genres. Démocratiser les aspects techniques du Sun Trip rendrait l’événement plus accessible à tout le monde, pas seulement aux femmes, je pense que la technique est un faux argument. En attirant un public plus jeune, il y aura forcément plus de femmes car la technique attire désormais les femmes de la nouvelle génération.

Je n’ai jamais ressenti que le fait d’être une femme ait été un frein dans ma vie, ça a même plutôt été un levier positif. Même dans le milieu de la voile qui est à 95% masculin, je crois que parfois les gens ont été durs avec moi, mais c’est parce que j’étais débutante, pas parce que j’étais une femme. C’est comme l’argument que les mamans ont plus de mal à partir pour un voyage de trois mois, moi je n’y vois pas de différence avec le fait d’être papa, homme ou femme, on devrait faire face aux mêmes contraintes de parentalité, parce que l’on est parent, tout simplement.

Et c’est bien de pouvoir être visibles dans un magazine comme ELLES FONT DU VÉLO, pour rejoindre une audience plus large de façon générale !


Un grand merci à l’Agence Zeppelin pour la permission d’utiliser leurs photos de l’événement.

Globestoppeuse devant l'éternel et co-auteur de la Bible du grand voyageur (Lonely Planet), Anick-Marie s'est d'abord frottée au vélo solaire en se rendant au Kazakhstan en solo lors du rallye Sun Trip. Férue d'écomobilité, elle explore les combinaisons intermodales pour découvrir son nouvel environnement alpin en mode bikepacking minimaliste : le train, le covoiturage et pourquoi pas le vélo-stop ?

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