Peur à vélo: apprenez à la surmonter et à vous dépasser

Votre cœur s’accélère, vos muscles se crispent. La peur  à vélo d’une mauvaise chute ou d’un échec fait partie intégrante du cyclisme. Comment la dominer?

S’il y a bien un sentiment qui est universel, c’est la peur. À vélo, que vous soyez en pleine ascension d’un col, en conduite sportive dans des sentiers escarpés ou en ville en plein embouteillage… vous avez sûrement déjà redouté une mauvaise chute ou un échec. Parfois, au point de ne plus pouvoir vous concentrer sur autre chose que l’obstacle qui vous inquiète et de penser à faire un détour pour le contourner…

Mais ce qui se passe dans la plupart des cas est que votre perception du danger est bien plus grande que le danger lui-même. Pour surmonter efficacement un sentiment de peur à vélo, il faut d’abord apprendre à l’identifier mais aussi chercher au fond de soi ce qui déclenche votre crainte et parfois votre angoisse.

La peur d’une blessure: concentrez-vous sur l’ici et maintenant

La principale peur à vélo est celle de se blesser. Soit que l’obstacle soit important, soit que vous soyez en rémission d’une mauvaise expérience ou d’une mauvaise chute précédente.

En cas de gros coup de panique, prenez un moment et arrêtez-vous. Respirez lentement et réinitialisez-vous mentalement. Ensuite, essayez d’analyser calmement l’obstacle et évaluez objectivement si votre sécurité est en jeu. Vous verrez que dans la plupart des cas, vous arriverez à surmonter votre peur. Vous pouvez aussi descendre de votre vélo pour littéralement revenir les pieds sur terre et relâcher un peu de pression.

L’anxiété de performance: changez votre petite voix intérieure

C’est un phénomène bien connu chez les plus sportives d’entre nous… mais pas seulement. L’anxiété de performance est devenue un trouble chronique dans nos sociétés modernes. « Je ne suis pas à la hauteur, je ne vais pas y arriver ». Cela vous rappelle quelque chose? Un examen, un entretien d’embauche, un gros projet au travail? À vélo aussi, l’anxiété de performance peut vous paralyser.

Encore une fois: prenez du recul. Si votre environnement exerce une pression trop forte, vous devez exercer de votre côté une contre-pression. Comment? En posant vos limites, pour rétablir l’équilibre. Ne laissez pas l’anxiété de performance prendre le pas sur votre plaisir et votre satisfaction. Faites vous confiance et faites jouer votre expérience. Et surtout, ne négligez pas votre intuition. Si vous intellectualisez trop le défi qui vous angoisse, vous risquez de monter inutilement les choses en épingle. Et si votre esprit n’arrive pas à mettre les limites, alors reposez-vous sur votre corps pour aménager vos contraintes.

La peur de l’inconnu: tout est dans la pratique

La peur de l’inconnu va naturellement de pair avec la crainte de blessures. Cette peur à vélo va pouvoir se travailler en amont. Trouvez un obstacle similaire à plus petite échelle, et pratiquez-le jusqu’à ce que vous soyez à l’aise. Répétez le processus autant de fois que nécessaire. Au moment de vous lancer dans l’inconnu, vous pourrez vous reposer sur vos acquis. Si possible, visualisez et anticipez le plus possible votre point d’arrivée. Une fois que vous avez réussi l’épreuve, il peut être utile de la repasser assez rapidement et quelques fois de suite pour cimenter votre expérience et chasser définitivement toute peur de l’inconnu.

Peur de tomber, de vous blesser, de ne pas y arriver ou de ne pas savoir ce qui vous attend… À vélo, vous n’y coupez pas. Mais pour chaque type de peur, c’est vous qui avez la solution. Travaillez vos peurs en profondeur et allez-y étape par étape. N’oubliez pas que plus vous pratiquez, plus vous aurez confiance en vos capacités.

Et vous, que faites-vous pour lutter contre vos peurs à vélo?

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4 commentaires à propos de “Peur à vélo: apprenez à la surmonter et à vous dépasser”

  1. Laura dit :

    La peur en VTT est quelque chose que je connais bien et qui est très frustrant. La surmonter est un travail de long allène et de tous les instants. Il n’y a malheureusement pas de recette miracle à ma connaissance et Amandine a très bien résumé les astuces pour maitriser cette peur.

    De la même manière que de travailler un obstacle jusqu’à le réussir, je recommande à quiconque de s’adresser auprès de moniteurs de VTT. Ils peuvent donner de précieux conseils sur le pilotage dans un milieu maitrisé. La manière d’aborder les passages techniques n’est pas inné pour la plupart d’entre nous.

    Aussi, le fait de rouler à plusieurs va aider à avoir ce surplus de courage nécessaire pour passer une difficulté la 1ere fois (juste pour se rendre compte qu’il n’y avait rien de difficile). D’autant plus s’il arrive un accident, on ne se retrouve pas toute seule dans le bois.

  2. Amandine Peeters Amandine Peeters dit :

    Tout à fait, Laura. Se dépasser à vélo nécessite un vrai travail sur soi. L’important est d’y aller à son rythme et de trouver son point de confort. Comme vous le précisez, un bon accompagnement peut donner de l’assurance et surtout des conseils techniques pour asseoir ses acquis et surmonter ses craintes. L’effet de groupe est aussi une astuce très chouette pour gagner en confiance et dédramatiser.

  3. lavive dit :

    Pour ma part, je distinguerai entre deux types de peur
    la crainte et l’angoisse.
    Pour ce qui est de la circulation en ville, l’angoisse (peur de ce que l’on ne voit/connaît pas) peut être grandement atténuée
    – en s’équipant d’un rétroviseur,
    on se rendra compte alors que le bruit automobile inquiétant n’est pas celui d’un 38T qui vous collerait, mais plutôt un bruit ambiant.
    – en lisant les recommandations de Mikael Bluejay
    http://www.lavilleavelo.org/spip.php?article151
    nettement plus facile de prévenir un danger identifié!

    1. Amandine Peeters Amandine Peeters dit :

      Merci pour votre contribution et les conseils, lavive! Vous avez raison, la phase d’identification d’un danger est essentielle pour prendre le dessus.

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