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Rencontre avec Anick-Marie, mordue d'aventure à vélo!

Rencontre avec Anick-Marie, baroudeuse et mordue d'aventure à vélo

Rencontre avec Anick-Marie, mordue d'aventure à vélo!

5 questions posées à Anick-Marie, participante du Sun-Trip 2013 et organisatrice de l’édition 2015. Vivez avec elle l’aventure à vélo!

Pour moi le vélo est à la fois un instrument de mobilité et un vecteur d’aventures.

Elle a commencé par dire « Je ne suis pas une cycliste » et aujourd’hui, vous ne la croiserez jamais sans sa fidèle monture à 2 roues. Passionnée, Anick-Marie nous raconte son amour pour l’aventure à vélo…et franchement mesdames, c’est contagieux!


J’ai un souvenir très fort du moment où on m’a retiré les roues d’apprentissage. J’habitais aux Îles-de-la-Madeleine, et mon père m’aidait à me lancer sur le bord de la route 199, l’unique route numérotée de l’archipel. C’était le début de la liberté, l’ouverture d’un territoire beaucoup plus grand que celui auquel j’avais accès à pied. C’était aussi la confiance – un territoire de plus de deux kilomètres de rayon s’ouvrait à la gamine de six ans que j’étais!
Sur la grand’terre, je me suis souvent fait voler mes vélos, et je ne me suis jamais identifiée à la passion cycliste. Mon premier périple à vélo vint en 2010, en Zélande (la vieille, pas la nouvelle)! J’ai adoré ces petites pastilles numérotées que l’on retrouve sur les routes belges et néerlandaises qui permettent de planifier un voyage en suivant une succession de chiffres! Avec mon copain, nous sommes partis trois jours et avons dormi à l’arrache – sur une plage, chez des gens. Mon vélo était lourd, mais j’aimais l’effet grisant du vent sur mon visage. J’aurais continué longtemps.
J’ai refait un autre périple entre Ottawa et Montréal, seule et chargée comme une mule, pour déménager mes affaires. C’était très dur, mais ça m’a fait réaliser que j’étais capable de me gérer, et de fonctionner avec le matériel que j’avais…


Pour moi, le vélo est à la fois un instrument de mobilité et un vecteur d’aventures.
Actuellement, je n’ai pas de vélo à moi. J’ai donné mon vélo montréalais, Solange, un VTC que j’ai assemblé dans une coop-atelier, mais elle me reviendra à mon retour. Je n’ai pas un « vrai » boulot – je suis pigiste, auteure, aventurière…
Je suis en France pour le moment, dans le Lot-et-Garonne. Je m’affaire à remettre en état un vélo de ville dont les câbles rouillent tristement. Je l’utiliserai bientôt pour faire des excursions dans la région, pleine de collines et d’histoire! Enfin, il me reste Houbi, ma monture du rallye Sun Trip, un vélo cargo électrique, que je tente de vendre pour enfin pouvoir la payer à mes créanciers…


Sans hésitation, le Sun Trip! J’ai été recrutée courant 2012 pour participer à ce rallye tout à fait incongru de vélos solaires. Au début, j’ai refusé. J’ai beau être une aventurière en solitaire, je ne m’imaginais pas réaliser un tel effort physique. « Je ne suis pas une cycliste! », ai-je alors dit à Florian Bailly, instigateur de la course. Il a insisté, je n’ai pas su refuser car j’en avais besoin – je souffrais alors d’une forme d’asthme atypique depuis peu et je le vivais très mal.
À l’été 2013, j’ai roulé 8200 kilomètres au total, seule sur une jument à assistance électrique qui a parfois fait ses caprices, mais m’a surtout amenée à bon port. Malgré l’insecte dans l’œil, les rayons éclatés, les deux chutes et la côte cassée, j’ai vécu une aventure humaine inestimable, même dans le vide du Kazakhstan. J’ai vécu une connexion incroyable avec les autres participants, puis j’ai chialé comme une Madeleine au sommet du col du Petit Saint-Bernard, mon premier col (à 2188 m), dans les bras de Joëlle, la femme d’un participant. J’ai fait ma dernière crise d’asthme à cet endroit.
C’était dur, mais je savais dès le départ qu’un périple aussi long se réalisait un coup de pédale à la fois, tout simplement…


Je suis une grande fan du foulard tubulaire « Buff » que j’ai porté sans interruption pendant le Sun Trip – pour dégager mes cheveux, retenir la sueur, me protéger le visage du soleil ou des insectes, me tenir au chaud ou même au frais une fois mouillé, me servir de masque pour les yeux la nuit…
En plus, pas besoin de me coiffer, et je peux apparaître respectable sous toutes circonstances interculturelles!


Oubliez les régimes, les cures, les grandes recettes – le vélo épanche une soif d’aventures, une faim de liberté, vous dérouille le corps et renforce vos os. Il est outil de découverte, facteur de rencontres et générateur de santé.
Le vélo, c’est une joie d’être libre, une fontaine de jouvence qui déridera les plus grises des vies. Allez-y, un coup de pédale à la fois!



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