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Les bonnes et les mauvaises graisses après les fêtes

Faites l’impasse sur les mauvaises graisses... privilégiez les bonnes!

Les bonnes et les mauvaises graisses après les fêtes

Place à la nouvelle année et à son lot de bonnes résolutions. Exit les excès, faites l’impasse sur les mauvaises graisses… privilégiez les bonnes!

Il y a à boire et à manger

On leur reproche de nous faire grossir, de nuire à notre santé… Pourtant, notre organisme en a besoin. Les graisses sont essentielles au bon fonctionnement de notre corps, mais absorbées en excès, elles peuvent avoir des déroulements néfastes sur notre santé. Il est donc important de varier les plaisirs en privilégiant les bons aliments. Et si on faisait la part des choses?
Talia Hendlisz, conseillère en nutrition, nous explique que « les matières grasses sont divisées en deux catégories: les graisses saturées (mauvaises graisses) et les graisses insaturées (bonnes graisses), elles-mêmes divisées en acides gras mono- et poly-insaturés. »

« Si nous pouvons créer la plupart des graisses dans notre organisme, pour répondre aux fonctions de notre corps, ce n’est pas le cas pour les acides gras essentiels poly-insaturés, plus communément les omega 3 et 6. Ces derniers doivent venir de notre alimentation tous les jours. »

D’un côté, les mauvaises graisses…

Consommées en excès, les graisses saturées augmentent les risques cardio-vasculaires. « Elles provoquent des problèmes de cholestérol et agissent dans notre corps comme dans la réalité », souligne Talia. « C’est à dire qu’elles nous rigidifient. Elles sont solides à température ambiante, c’est pareil dans notre corps. »
Diminuez simplement leur consommation. « Surtout les graisses animales, mais sans les supprimer complètement car elles sont riches en vitamine A. »

… de l’autre, les bonnes graisses

De nombreuses graisses sont synonymes de bénéfice nutritionnel. Elles constituent une source importante d’énergie et sont essentielles au développement de nos cellules.
« Considérés comme de bons gras, les lipides mono-insaturés ont des effets bénéfiques reconnus sur la fonction cardiovasculaire. Parmi ceux-ci, les omega-9 comme l’huile d’olive, les noix, les arachides et l’avocat. »
« Il y a aussi les acides gras poly-insaturés, comme les huiles végétales. Ces gras sont liquides à la température ambiante et sont fragiles à l’oxydation. Les oméga-3 sont les plus fragiles et ne doivent pas être chauffés. Les graines de lin et l’huile qu’on en tire sont particulièrement riches en oméga-3. Les noix, les graines de chanvre et l’huile qu’on en tire en renferment également, mais moins. Les oméga-6 (huile de soya, de maïs, de tournesol) sont moins fragiles que les oméga-3, mais ne conviennent pas pour la cuisson à haute température. Il est donc préférable de les utiliser pour la cuisson au four où la chaleur est moins intense. », nous dit Talia.

Conseil d’expert: attention, dans l’alimentation occidentale, le rapport oméga-6/oméga-3 est beaucoup trop élevé. Cet excès d’oméga-6 empêche l’utilisation optimale des oméga-3 par l’organisme, car ils se concurrencent. Et cela provoque de nombreuses allergies ou inflammations qui peuvent devenir chroniques. Autrement dit, si nous consommons autant d’oméga-3 que d’oméga-6, il n’y a aucun problème. En revanche, si nous consommons 10 voire 40 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3, comme c’est actuellement le cas, les oméga-6 seront favorisés!

En résumé, pour une souplesse de corps et d’esprit… et pour être fluide à vélo, on réduit les omega-6 en arrêtant d’acheter des produits industriels tout fait, on cuisine soi-même.

Qu’est-ce qu’on mange?

Aucun aliment n’est réellement mauvais en soi. Le tout est de veiller à les consommer avec moderation. “Préférez les graisses végétales comme l’huile de coco ou l’huile de palme de forêt 100% protégée, car elles n’ont pas de cholestérol. Foncez sur les acides gras insaturés et surtout sur les omega 3. »

10 sources d’omega 3

  • Le foie de morue;
  • L’huile de colza;
  • L’huile de lin;
  • Les graines de lin;
  • Le poisson riche en oméga-3 (Saumon, maquereau, hareng, sardines, thon, truite, anguille, anchois, flétan, barbue, perche, fruits de mer, etc.);
  • Les fruits à coques (noix, noisettes, amandes, pistaches, etc.);
  • Les huiles de noix, de soja et de germe de blé;
  • Les œufs colombus;
  • La viande d’animaux élevés en plein air;
  • Quelques légumes, comme les épinards, la mâche, le cresson, la laitue, la frisée, les cœurs de palmier, l’avocat.


Merci à Talia pour ses conseils experts dans la rédaction de cet article.

Talia Hendlisz
Formée en alimentation vive, diplômée en Conseil en nutrition, passionnée par la Food… Talia est une véritable Foodista dans l’âme. Elle agrémente nos articles ‘Nutrition’ de son savoir-faire et de sa passion!
Retrouvez-la sur son blog, MagicWakame.


Crédits: photolupi

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