Histoire de la femme à vélo: Amelia Bloomer et Liby Miller

Pour faciliter la mobilité de la femme à vélo, deux personnalités ont oeuvré à assouplir les codes vestimentaires du 19è. Suite de notre série de portraits.

Amelia Bloomer est née aux États-Unis en 1818. Une époque où la mode était au corset et aux jupes volumineuses, encombrantes.

Libby Miller, née en 1822, connait elle aussi, dès son plus jeune âge, les difficultés imposées par la société à la gent féminine.

Sans se connaître, les deux consoeurs partagent les mêmes aspirations et militent, pour les droits des femmes. Ce n’est qu’en 1851 que leurs destins les amènent à la pratique du vélo.

Des pantalons pour la femme à vélo

Parce que l’accès au vélo pour les femmes est intimement lié aux codes vestimentaires, les revendications d’Amelia Bloomer et de Libby Miller ont en effet apporté beaucoup au cyclisme féminin.

Toutes deux réclamaient que les femmes puissent porter des pantalons, les fameux « bloomers ». Ces larges modèles bouffants étaient très mal vus à l’époque car contraires aux moeurs. En 1851, malgré les protestations d’une certaine opinion publique, Libby Miller adopte pourtant les bloomers et se déplace à vélo, dans le rues de New York, portée par les encouragements d’Amelia, à travers le journal The Lily.

Quelques années plus tard, à la fin du 19ème siècle, ce nouveau pantalon devient le costume officiel des clubs de cyclistes féminins. Non sans les moqueries de certains comme en témoigne notre illustration…

Et vous? Pensez-vous que c’est la libération des codes vestimentaires qui mit la femme à vélo? Donnez-nous votre avis! 

Sources: Cyclo Club Deluc et Un monde à vélo

Photo: Amelia Bloomer à droite et Satire du Club Bloomers à gauche

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