Ma traversée du Canada à vélo

Un an de préparation, une traversée du Canada à vélo, des souvenirs plein la tête. Début de mon récit au Canada.

Voilà plus d’un an que je prépare ce projet de traversée du Canada à vélo. Depuis le 8 mai, les roues de mon vélo foulent les routes canadiennes non sans une certaine émotion, mais surtout avec beaucoup d’enthousiasme. Après 4 jours à la découverte de Vancouver, je suis parti à la découverte de Vancouver Island et des îles du Southern Gulf. Un prologue aux saveurs du paradis, histoire de me mettre en confiance et de me faire les cuisses.

Quant on débarque du plat pays, les premières montées font forcément mal aux jambes. Mais la splendeur des paysages méritent chaque coup de pédale. Avant même mon arrivée au Canada, je ne voulais pas idéaliser cette grande aventure. Force est de constater qu’après presque 3 semaines sur les routes, la réalité dépasse mes espérances. Je suis venue ici pour vivre une aventure humaine, tout en découvrant la beauté des paysages canadiens et je fais le plein de bonheur un peu plus chaque jour.

Le Canada à vélo, c’est un tas de rencontres exceptionnelles

Ma journée type consiste à prendre la route, sans savoir exactement quelle sera mon étape finale du jour, ni sans savoir où je vais dormir. Croyez-moi, pour quelqu’un comme moi qui suis de nature anxieuse et peu sûre d’elle, je n’aurai jamais cru être capable d’une telle improvisation. Lorsque je suis fatiguée, je m’arrête, sans d’autre contrainte que de trouver une place où dormir.

Tout est si facile ici : vous échanger quelques mots avec des personnes sur un parking de supermarché et vous vous retrouvez avec un toit pour la nuit ou bien un espace où planter votre tente. J’avais forcément entendu parler de la générosité des canadiens, mais je ne pensais pas que c’était à ce point. Je ne vais pas vous mentir: voyager seule à vélo lorsqu’on est une femme est un avantage indéniable! Qui voudrait laisser une femme seule sans une place sûre où passer la nuit? Les canadiens sont protecteurs avec moi et mon enthousiasme les séduit. Il paraît que je suis ouverte et que j’apporte une certaine lumière. Il n’y a pas de fumée sans feu.

On ne peut que brûler la chandelle en rencontrer d’aussi belles personnes et en roulant dans de grands espaces sortis tout droit de cartes postales.

Premiers constats

En trois semaines j’ai le sentiment d’avoir vécu plus de choses qu’en 10 ans de ma vie. Ce début de voyage n’est pas en train de me changer, il est tout simplement en train de me révéler. La route est encore longue pour moi. D’ici quelques jours je démarrerai réellement ma traversée du Canada. Il me faudra gravir les montagnes, me battre sur mon vélo même dans la douleur, affronter les éléments, mais cette traversée je compte bien la réaliser avec mes tripes et mon coeur et continuer de faire briller cette lumière et de la propager autour de moi.

J’espère aussi ouvrir la voie à d’autres femmes, qui n’osent pas franchir le cap de voyager seule à vélo. Je suis en train de vivre la plus belle et la plus riche expèrience de ma vie. Je vous souhaite de la vivre à votre tour.

Et vous, quelle est votre prochaine aventure à vélo?

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3 commentaires à propos de “Ma traversée du Canada à vélo”

  1. france dit :

    En admiration devant ton courage , oui on nous dit que les canadiens
    étaient très très accueillants Bonne continuation et bisous

  2. Autant ces voyages à vélo en quasi autarcie m’enthousiasment quand ils ont lieu dans des pays comparables à l’Europe ou à l’Amérique du Nord, autant je suis gênée quand je lis que des Occidentaux font l’expérience de l’hospitalité et de la générosité d’habitants de la terre bien plus démunis qu’eux, et qui n’ont aucune possibilité de franchir les frontières qui les séparent de notre confort, pour qu’on leur rende la pareille.
    C’est pour cela qu’en tant que femme seule, j’aimerais beaucoup moi aussi voyager au Canada, aux USA et en Europe, mais que je n’oserais jamais aller me faire héberger et alimenter plus au sud ou plus à l’est. Là-bas aussi, on ne laisserait certainement pas, et encore moins, sûrement, une femme seule dormir dehors, et pour moi, du moment que la réciprocité n’est pas possible, je ne me sentirais pas autorisée à profiter de la générosité de moins gâté que moi, au moins sur le plan matériel. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre : ce n’est pas parce qu’une population est hospitalière et généreuse qu’on doit forcément la mettre à contribution, ça ne devrait être que par accident, avec toutes les garanties et assurances dont on peut s’entourer en tant qu’Occidental quand on voyage.
    Il y a peu, je suis tombée sur le blog de toute une famille pas spécialement dans le besoin qui avait voyagé à vélo en Turquie et plus à l’est encore en se faisant « entretenir » par la population pendant un an, je dois dire que si les premiers chapitres m’ont bien intéressée, j’ai fini par être très mal à l’aise, tant les différences entre les besoins exprimés, et pas toujours satisfaits de la famille (eau chaude, moustiquaires pour les enfants, climatisation…) et les moyens déployés pour les accueillir sortaient terriblement de la réalité quotidienne des hébergeants.

    J’espère que je ne suis pas la seule à avoir ces scrupules, mais j’aimerais savoir s’ils sont partagés ou si ce sont des scrupules exagérés, selon vous.

    Bien amicalement,

  3. Vincentelli dit :

    Bravo pour votre periple!J ai hate de le lire en entier!!!!

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