Je vous raconte l’une de mes ascensions, celle du col d’Aubisque, par le côté d’Argelès Gazost. Après avoir regardé le Tour de France, je m’y suis lancée.

Vous aussi vous rêvez de grimper les cols de montagne, comme les pros? Après avoir regardé le Tour de France cet été, cette idée a trotté dans ma tête pour ne plus s’en déloger.  Le col d’Aubisque est situé dans les montagnes des Pyrénées et fait partie des cols mythiques du Tour de France comme le col du Portet.

L’histoire du col d’Aubisque, mythique étape du Tour de France

Lorsque l’on cite le col d’Aubisque, on pense forcément au Tour de France. En effet, si la haute montagne ne faisait pas partie du circuit avant 1910, le pas est franchi après cette date pour la première grande étape pyrénéenne. Ce sont aujourd’hui des étapes qui font partie intégrante du tour. Ce sont les étapes les plus regardées, par son côté sensationnel et par la difficulté du terrain. Le col d’Aubisque a été franchi à 73 reprises, soit plus d’une année sur deux : c’est dire si ce col est une habitude des coureurs. Il a été emprunté chaque année entre 1910 et 1958.

Il est classé hors catégorie depuis 2002 quel que soit le versant, mais il est à noté que le versant par le col du Soulor est classé comme plus « facile ». C’est le versant dont on va vous montrer le profil, et pour la raison qu’il permet de grimper à l’Aubisque en deux étapes : via une première approche avec le col du Soulor, puis une seconde montée moins raide.

col d'Aubisque

Quel est le profil du col d’Aubisque ?

Il culmine à 1709m d’altitude. Il est possible de partir d’Argeles-Gazost ou d’Arrens, qui est le point de départ officiel du col, même si la montée commence dès Argeles. La montée jusqu’au col du Soulor est assez régulière avec une pente autour de 8%, ce qui facilite la progression jusqu’au sommet. Prendre son temps, c’est la clef du succès, ça et une bonne hydratation tout au long de sa sortie! La première partie, jusqu’au col du Soulor  (et notamment les 3 derniers kms) est donc la portion la plus difficile. Il convient donc de ne pas s’emballer et d’en garder sous la pédale jusqu’à la dernière ascension.

L’arrivée en haut du col du Soulor permet une petite pause : d’abord, pour la photo, puis pour manger et boire. Une légère descente de quelques kilomètres, avant de remonter jusqu’au col d’Aubisque, avec une pente régulière et pas trop élevée 5% en moyenne. La seule difficulté ou gêne se place au niveau du petit tunnel à traverser : assez dangereux à mon goût surtout s’il y a eu de la pluie. Les voitures ont une mauvaise visibilité, comme les cyclistes d’ailleurs, qui ne prévoient pas d’équipement de nuit sur leur vélo (c’est assez logique, vu le peu de temps à passer le tunnel). Il convient quand même de rester très vigilant à cet endroit.

Profiter de la hauteur et de la descente du col d’Aubisque

La récompense est en haut bien sur : une vue imprenable et dégagée en haut du Col d’Aubisque (si vous avez de la chance!). Profitez-en pour prendre quelques jolies photos, vous restaurer un peu (des bar-restaurant sont au sommet, avec la possibilité d’acheter un petit souvenir).

Au sommet, il fait souvent frais, n’oubliez pas d’emmener un équipement adéquat : manchettes et coupe vent si vous n’êtes pas frileux. Un petit survêtement mi-saison, cache-oreille et coupe vent si vous êtes plus sensible à la fraicheur de la montagne. N’oubliez pas qu’il va falloir redescendre tout ce que vous avez monté avec le vent frais de l’altitude. Ce serait dommage de passer un mauvais moment à force de crispation.

Respirez l’air pur de la montagne et ouvrez grand vos yeux !

col d'Aubisque

Soyez prudent, et pensez à nous raconter votre périple si vous passez par l’Aubisque! Vous souhaitez aller plus loin dans votre envie de monter les cols de montagne des Pyrénées ? On a trouvé un super site internet qui les répertorie tous.


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