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Pourquoi les équipes féminines se retrouvent en Espagne en janvier ?

equipes feminines La photo est de Elen Rius / Team Arkéa Pro Cycling

Pourquoi les équipes féminines se retrouvent en Espagne en janvier ?

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Depuis quelques années, c’est la tradition. De Cambrils (près de Barcelone) à Alicante, toutes les équipes féminines prennent leurs quartiers sur la côte espagnole pour quelques semaines. Pourquoi ? Eléments de réponse.

Les images circulent depuis la mi-janvier sur les réseaux sociaux. Celles d’équipes cyclistes roulant au soleil, en cuissard court, le long des côtes espagnoles. Un phénomène apparu quelques années auparavant, et qui a toujours autant de succès. La formation Trek Segafredo est à Dénia, Canyon SRAM Racing à Gérone, la Team Arkéa à Altéa… Bref, au mois de janvier, l’épicentre du cyclisme est en Espagne. Il faut dire que les avantages y sont nombreux.

Budget raisonnable et météo optimale

Tout d’abord, pour une question de budget. Qui dit stage d’avant-saison dit présence de l’ensemble des coureuses, et d’une grande partie du staff (directeurs sportifs, assistants, kinés, mécanos). Ce qui peut rapidement amener à un groupe de 20-25 personnes.

Les prix d’hôtels en pension complète sont vraiment intéressants sur la Costa Brava, à cette période de l’année. Calpe, Benidorm sont des stations balnéaires habituées à accueillir du monde l’été… L’hiver, ce sont les cyclistes qui viennent prendre leurs quartiers, à moindre prix ! Par exemple, l’hôtel « Diamante Beach » à Calpe accueille parfois jusqu’à 12 équipes différentes en janvier.

Forcément, les conditions météorologiques ont aussi un impact pour le choix des destinations. Inutile de répéter ce que tout le monde sait déjà : l’hiver, pour une cycliste, n’est pas la période des plus idéales. Les températures fraîches, le verglas, le vent, la neige, sont autant de raisons pour partir au soleil quelques jours, afin de faire un bon travail de foncier. Il n’est pas rare de pouvoir rouler en cuissard court au mois de janvier sur la Costa Brava, où les températures oscillent entre 15 et 22 degrés. L’idéal pour bien débuter l’année.  Dans des régions plus tempérées, c’est souvent le CX qui se pratique l’hiver pour se maintenir en forme.

Travailler les automatismes des équipes féminines

Bien sûr, l’aspect sportif de ce genre de regroupement est important. Les coureuses des équipes féminines sont des professionnelles. Le vélo est leur passion, mais surtout leur gagne-pain. A ce titre, elles ont le droit de voyager et de se regrouper, même en temps de Covid. Comme la saison dernière, un test PCR négatif est obligatoire pour rejoindre l’équipe et intégrer la bulle sanitaire.

L’avantage d’un stage près d’Alicante ou Calpe est que le terrain est propice à plusieurs types de sorties. Les routes sont plates près de la mer, mais les cols ne sont pas très éloignés. Cette diversité est pratique car elle convient aux sprinteuses et aux grimpeuses, qui ont toutes des exercices spécifiques à faire.

Un exemple de travail de sprint, fait dans la ligne droite de Pego :

C’est là tout l’intérêt, même en temps de Covid, de faire un stage d’avant-saison pour ces professionnelles. Le cyclisme est un sport individuel qui se pratique en équipe. Dans les équipes féminines, il y a des leaders, et des coéquipières. Avant le début de saison, des automatismes doivent se créer. 

A quelle allure doivent-elles rouler dans un col ? A combien de mètres de l’arrivée une coureuse doit-elle lancer sa sprinteuse pour qu’elle déboule à 70 km/h ? Autant d’éléments qui se travaillent, s’ajustent, et nécessitent plusieurs jours ensemble.

Autant d’éléments de réponse qui expliquent cette traditionnelle rentrée des classes des équipes féminines, sur les côtes espagnoles. 

Photo Elen Rius / Team Arkéa Pro Cycling
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Commentaires (1)

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    Jean-Francois Toublan /Séjours cyclistes Aventure Bike

    Il n’y a pas d’hôtels ouvert sur la Costa Brava en hiver. Ceux entre Rosas et Tossa de Mar ouvrent en général pour le week-end de la Semaine Sainte ce qui correspond à notre we de Pâques. A 70 km de la frontière, Gérone, à 50 km de la côte, il y a plusieurs hôtels ouverts toute l’année. Armstrong y a habité et ouvert la voie à une cinquantaine de pros anglo-saxons qui y séjournent à l’année. 100 km en dessous de Barcelone, à Cambrils, il y a un village de vacances adapté pour l’accueil de sportifs. L’équipe FDJ dames y effectue un stage chaque année en février. Beaucoup plus bas, entre Valence et Alicante, les équipes World Tour séjournent dès décembre à Calpe voire aux environs. Les hôtels Diamant Beach (équipes continentales) et Sol y Mar (haut de gamme) accueillent les pros depuis une vingtaine d’années. Garmin, Astana, Quickstep,…ont été les premiers à installer camion ateliers et tentes. Depuis quelques années, après l’expérience Wiggins au Teide (Ténérife), les cyclosportifs allemands et britanniques affluent à Gran Canaria, où l’on peut rouler en cuissard court en janvier (T° entre 15 et 30°…) tout comme à Lanzarote ou à Fuerteventura: le vent? Parfois. La pluie: très rarement.

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