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Ma première sortie vélo de 200km: une journée parfaite!

Ma première sortie vélo de 200km: une journée parfaite!

Ma première sortie vélo de 200km: une journée parfaite!

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Au petit matin, sous une pluie persistante, j’entreprends ma première sortie vélo de 200km. Une expédition symbolique, le jour de mes 40ans…

J’avais le projet de faire mon premier 200km solo à bicyclette cet hiver. Le 16 décembre 2014, jour de mes 40 ans, s’est imposé comme une évidence! Je ne suis pas montée sur mon vélo de course depuis plus d’un an et je n’ai pas d’entraînement. Ça semble risqué, mais ma décision est prise en moins d’une semaine.
Je suis plutôt en forme et passer ma journée ainsi sera ma manière de franchir cette étape, afin de vivre en douceur mon passage dans la deuxième moitié de ma vie!

Plus de 40km dans le noir…

Le parcours s’impose aussi comme une évidence: un peu plus de 200 km me sépare de mon ami Laurent, blessé après une chute de moto. Je vais donc lui rendre visite en empruntant la Véloroute qui longe le canal du Nivernais entre Nevers et Auxerre et qui fait, sur la carte, 216km!
Mardi 16 décembre 2014, je démarre mon périple à 5h45. Une pluie timide mais efficace m’accompagnera une bonne partie de cette journée. Je fais plus de 40km dans le noir, le regard fixé dans le halo de ma lampe. Je me remercie d’avoir repéré ce trajet de jour, quelques semaines auparavant.
Quand votre sécurité tient à un faisceau de lumière d’à peine 20m, tout ce qui se trouve en dehors devient source d’angoisse! Rien de précis juste des reflets, des silhouettes des mouvements. J’étais tellement concentrée que je me suis sentie comme hypnotisée par le déroulement du sol, que j’ai eu le temps d’étudier avec précision. Heureusement Bashung et ses mots bleus m’ont rendu ces 2 premières heures agréables!

Sous la grisaille nivernaise

Comme il fait gris, le jour a du mal à se lever. Péniblement, le soleil tapisse la campagne nivernaise sans jamais s’imposer sur les nuages trop nombreux. Mes jambes tournent mécaniquement: j’ai décidé de mettre du rythme et de l’énergie dès le début, quitte à ce que cela me fasse défaut à la fin.
De toute manière je suis partie avec la certitude que j’allais souffrir. Car depuis quelques années je suis la spécialiste des gros efforts sans entraînement, donc, la galère je maîtrise. De plus, si vraiment cela devient pénible j’abandonnerai sans hésiter. Voilà, tous ces paramètres pris en compte, j’évolue sans crainte.
Vers 9h du matin j’ai un coup de « mou »: une pente imperceptible sur un profil pourtant extra plat fait chuter ma vitesse. J’ai un peu d’avance sur mes prévisions, donc je décide de subir sans forcer.

Une sortie vélo au fil de paysages pittoresques…

100km. Mes jambes, mes fesses, mon dos, mon cou, mes poignets: après une petite inspection de ma mécanique corporelle, je me surprends à me sentir…bien!
Ma sacoche avant est remplie de nourriture: bananes séchées, tablette de chocolat, grany fabriqués l’avant veille avec mon amie Sandrine, saucisson, fromage et pâte d’amande. Je grignote sans faim, comme devant un bon film. J’ai bu 4 bidons, du thé et de l’eau citronné.
Jamais je ne me suis ennuyée: les paysages se succèdent sans jamais se ressembler! La véloroute suit le canal, parfois rectiligne parfois sinueux. Les petits villages traversés révèlent leur créativité aux yeux des cyclovoyageurs… Même si l’époque ne se prête pas à la flânerie, j’ai découvert des endroits vraiment sympas.

Après l’effort, le réconfort

Kilomètre 200. Je savoure mon plaisir! Pour apprécier pleinement, je termine pratiquement en roue libre. Je suis heureuse, j’arrive à la maison du vélo, j’ai terminé.
Une douche chaude, des pâtisseries et mes amis m’attendent à la Maison des randonneurs. Laurent me trouve en pleine forme et, en effet, j’aurais pu enchaîner 5h de plus! Pas de satisfaction, pas de soulagement ni d’euphorie, toujours pas de douleur: je me sens bien, accomplie et profondément heureuse
Cette journée parfaite s’est passé trop vite. Ces 200km m’ouvrent de belles perspectives! Angus et Julia Stones, Asia, Ben Howard et Ginzu ont accompagné mes pensées durant ces 10h. Motivée par mes lectures, j’ai pensé à mes amis qui pratiquent le sport dans des formats extrêmes. Je comprends ce besoin de se retrouver
La souffrance en moins, j’ai eu le temps de jeter un œil sur ma vie passée et de mettre quelques mots sur mon futur. Et j’ai consacré la journée de mes 40 ans à faire une des choses que j’aime le plus dans la vie: pédaler!
Et vous, quelle est votre plus grande première à vélo? Racontez-nous!

Merci à Swanee pour la rédaction de cet article!

J-P
Swanee respire le deux-roues, autant sur sa selle que dans son atelier. De la compétition à la répararion dans son atelier Fée du vélo, c’est une véritable experte!
Retrouvez Swanee sur Féeduvélo.com!
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Commentaires (5)

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    jeanne

    BRAVO Swanee ! T’es trop forte ! Ton récit est passionnant !
    Je viens de faire la véloroute de Givry à La Charité, aller-retour (environ 40km). J’attends tes conseils pour d’autres parcours.

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    Antares

    100km. Mes jambes, mes fesses, mon dos, mon cou, mes poignées: après une petite inspection de ma mécanique corporelle, je me surprends à me sentir…bien!
    😉 Que devons nous lire : mes poignées ou bien mes poignets ?
    Merci pour ce récit très sympa.

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  • Muriel

    Poignets, en effet: après 100 km, plus de poignées, bien sûr ;-). Merci Antares pour votre vigilance.

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    Élodie

    Bonjour, je voudrais aller en velo de temps en temps dans ma famille qui habite a 200km de chez moi. Des conseils à me donner ? Je n’ai jamais fait ça auparavant

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    Pallot

    J ai que de l admiration..pour vous chapeau….👍samedi on fait le premier 200 kms avec mon épouse…avec de l entraînement bien sûr….car le projet est de faire Paris Brest paris.2023…il faudra valider 200…400..600.1000..aieaieaie…😂😂😂😂

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