Donnons des ELLES au vélo

Donnons des ELLES au vélo : découvrez mon récit de ma première journée dans les Alpes avec ces cyclistes motivées qui parcourent le Tour de France la veille des pros, soit le TDF J-1. J’ai fait 3 étapes avec ELLES.

J’ai eu l’occasion de rouler 3 jours avec les Donnons des ELLES au vélo J-1 dans les Alpes.  Voici le récit de ma première journée avec elles.

Les Glières avec @amandine_collomb 🤩 @ellesfontduvelo @donnonsdesellesauvelo

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Le tour de France féminin n’existe plus depuis 1989…

Depuis 4 ans, le projet « donnons des ELLES au vélo » regroupe des cyclistes amateurs qui réalisent le même parcours que les professionnels hommes à J-1. Leur but est de promouvoir le cyclisme féminin en fédérant autour de leur peloton toutes les formes de pratique du cyclisme, de la débutante au plus haut niveau.

Naissance d’un challenge perso suite à une rencontre décisive

Mi-décembre 2017, je retrouve Amandine pour une sortie ski de rando à Saint-François-Longchamp en Maurienne où elle tient le restaurant « Le plancher des vaches » avec son compagnon Manu. Amandine Collomb est aussi ambassadrice de La Maurienne, le plus grand domaine cyclable du monde. Dans la montée ça papote, mais ça papote surtout vélo…

Il y a quelques semaines Amandine m’a appris qu’elle était sélectionnée pour faire partie de l’équipe « Donnons des ELLES au vélo » qui fait le tour de France à J-1 pour promouvoir le retour d’une course à étape pour les filles, le cyclisme et le sport féminin. Elle me propose de les accompagner sur une ou plusieurs étapes. Je trouve cette idée formidable.

Participer à Donnons des ELLES au vélo

Se donner les moyens de ses envies

Ma préparation hivernale sera donc orientée vers cet objectif : 3 jours aux côtés de Donnons des ELLES au vélo dans les Alpes.

Pour la préparation physique, je me concocte moi-même mon programme. Un jour, j’aimerai prendre les services d’un coach mais je n’en ai pas les moyens actuellement. Je vais donc à la salle de sport 4 fois par semaine avec différents cours collectifs qui m’amusent et me distraient aussi. Comme il m’est indispensable de prendre l’air, j’y ajoute des sorties ski de fond ou ski de rando.

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Habitant à 1000 m altitude, il ne m’est pas facile de commencer le vélo avant avril… Et cette année 2018 n’y est pas favorable. Qu’à cela ne tienne, quelques sorties en Savoie et en Bretagne pour les vacances et me voilà au stage Elles font du vélo à Venasque, Mont-Ventoux. Les premiers gros dénivelés de la saison commencent et s’enchaînent. Je reviens avec le plein d’enthousiasme et d’énergie et les bons conseils de Jean-Lou Paiani dans la musette.

La première grosse épreuve de l’année sera La Marmotte, sur laquelle je m’élance avec mon compagnon Fabien et Stéphanie, une autre stagiaire #EFDV rencontrée au Ventoux. 175 km et 5000 m de dénivelé à domicile.

Après un manque de sel dans les lacets de l’Alpe d’Huez, nous avons rejoint l’arrivée. Je reviendrai plus tard, dans un autre article sur l’hyponatrémie.

Quelques sorties plus tard me voilà à la veille de retrouver les Donnons des ELLES au vélo pour cette grande aventure de 450 kms et 12 500 m de dénivelé sur 3 étapes du Tour du France

En route pour les Donnons des ELLES au vélo

Il a fallu mettre en place toute une logistique car je n’ai pas de voiture suiveuse. Mon premier camp de base sera établi à La Thuile à côté d’Annecy où mes beaux-parents sont en camping. J’y passerai les deux premières nuits. Pour la troisième, j’ai déposé une valise chez une amie à Valezan où son compagnon tient une auberge.

Rejoindre le peloton des Donnons des ELLES au vélo

Voilà, c’est lundi 16/07/2018 matin, avec un peu de stress, je quitte le camping et je file au point de RDV. Je dois retrouver une autre contributrice #EFDV Laura.

Arrivée au point de RDV, il y a quelques personnes. Nous discutons un moment avant de voir apparaître un peloton assez important que nous prenons en marche pour cette première journée. J’aperçois Laura et Amandine, c’est parti ! Il y a beaucoup de monde pour accompagner les filles dans cette première étape dans les Alpes. Je suis heureuse de retrouver les copines, nous discutons beaucoup, le début est plat autour du lac puis la côte de Talloires nous met en jambes.

Nous nous dirigeons vers le col de Bluffy où nous sommes rejoints par quelques filles de la FDJ venues se dégourdir les jambes avant la Course by le tour du lendemain. Je discute un bon moment avec Eugénie, c’est vraiment super de passer ce moment avec elles. Les kilomètres défilent sans que je ne m’en rende compte.

La FDJ nous quitte alors que nous attaquons le col de la Croix Fry. C’est la première difficulté de la journée, dans l’euphorie… Je m’aperçois que je suis partie un peu vite, mais il n’est pas très long. Au sommet, une petite pause permet de manger une petite barre et faire le plein des bidons. Je repère un peu les filles de « Donnons des ELLES au vélo », leur ensemble est vraiment très chouette, mais du coup pas facile de les distinguer. Il me faudra un peu de temps pour apprendre à les reconnaître.

Nous voici repartis et rapidement nous atteignons le pied de la montée des Glières et ses pourcentages allants jusqu’à 16%. Nous les passons tranquillement avec Amandine. La montée est assez ombragée, c’est agréable par cette chaleur. Arrivées au sommet, la route franchit le plateau des Glières dans son revêtement le plus simple, mais ce n’est pas un souci. C’est plutôt le manque d’eau qui me questionne. Nous nous regroupons à Thorens Glières pour faire le plein des bidons.

Mathieu qui encadre les filles nous explique qu’après le col des fleuries nous nous arrêterons pour la pause pique-nique au kilomètre 93. La pause est bienvenue. J’en profite pour discuter avec d’autres filles, Marion une locale venue pour la journée et qui cherche des compagnes de route. Je m’installe un petit moment avec Laura pour pique- niquer et je fais la connaissance de Priscilla une autre contributrice qui m’offre gentiment un sandwich supplémentaire et une pomme. Me voilà requinquée prête à partir.

Nous prenons la direction du col de Romme, après s’être dégourdi les jambes dans le plat de Cluses. Les premiers kilomètres piquent un peu… Le casse-croûte du midi était finalement peut-être un peu trop copieux. Mais je tiens bon. Le peloton s’est réduit et étiré. Laura victime de sa santé ne viendra pas jusqu’au sommet. Arrivée au col, je suis surprise par ce petit village perché, verdoyant et accueillant. Après quelques photos pour la team Skoda, Mathieu sonne le départ pour la descente et la dernière ascension, le col de la Colombière. Je prends un peu les devants et me retrouve avec Wilfried qui sera comme moi sur les prochaines étapes. Le sommet se fait désirer, nous y voilà enfin. Caroline, une des « Donnons des ELLES au vélo » me donne quelques amandes et une pâte d’amande pour me redonner un peu de vigueur pour la descente. Elles sont comme ça les « ELLES », contentent de nous voir et de partager la même passion. Nous filons vers le Grand Bornand, l’arrivée se fait devant le stade de biathlon. Je connais, j’y ai pris des cours de ski de fond. Le voir ainsi paré aux couleurs du tour… Ça me met des frissons.

Sur la ligne d’arrivée du Tour de France, je retrouve mes beaux-parents et nous en profitons pour une photo finish avec Amandine. Cette première journée s’achève pour moi. Je rentre en voiture à La Thuile. Tous n’ont pas cette chance…

Bravo à eux qui ont prolongé l’effort sur le retour jusqu’à Annecy. Je suis heureuse de cette première expérience, j’ai hâte de retrouver les filles demain !

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