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L’ENFER du NORD avec la TEAM #EFDV-GOW

TEAM #EFDV-GOW Paris Roubaix

L’ENFER du NORD avec la TEAM #EFDV-GOW

Retour sur le challenge Paris-Roubaix avec la TEAM @ellesfontduvelo et les GOW Girls On Wheels d’où l’abréviation TEAM #EFDV-GOW!

C’était il y a quelques jours, et notre niveau d’excitation est encore élevé.  Challenge, c’est bien dit, car le Paris-Roubaix est un vrai défi à relever !

La TEAM @ellesfontduvelo avec les Girls On Wheels

Nous étions une dizaine de filles dans la team EFDV-GOW à s’embarquer dans cette aventure ! Toutes assez différentes : en âge (22 à 53 ans), en expérience, en vélo (fixie, route, acier ancien).

Un mois avant le challenge, les discussions s’amorcent sur la préparation à avoir pour le jour J. Chacune essaie de récolter des conseils matériel et « setting » vélo et les partage aux autres via le groupe Facebook dédié à la TEAM #EFDV-GOW.

Ensemble pour réussir l’épreuve.

Comment équiper son vélo pour un Paris-Roubaix Challenge?

Après cette première expérience, je peux vous dire que tout vélo est possible sur ce challenge (plus ou moins confortable selon le choix).

Nous avons croisé des Fatbikes, beaucoup de VTT, gravel, certains en fixie ou singlespeed, des tandems, vélos anciens et bien sûr des vélos de route.

Ensuite vient le sujet des pneus. Peut-être possible en 25, mais on est toutes parties sur du 28 et plus et il semble que c’est ce que font la majorité des rouleurs.

Légèrement sous gonflés pour éviter un maximum de crevaisons, on a roulé le 70 km et le 145 km sans avoir à changer une chambre à air. Mais il ne faut pas se le cacher, beaucoup crèvent sur les secteurs pavés. Il est impressionnant de voir tout le long des secteurs cette chaîne de cyclistes dans l’herbe sur les bords de la route, pompes à la main, changeant leur crevaison.
Le nombre de chambres à air en extra conseillé ? 2
Avoir une pompe bien sûr et ses démontes pneus.

Côté mains, on nous a conseillé la double-guidoline que certaines ont mise, et d’autres non, mais surtout, d’avoir une paire de gants pour éviter au max les ampoules.

TEAM #EFDV-GOW paris roubaix challenge
On avait oublié de se renseigner sur la quantité de provisions à traîner. Les ravitos étant abondants, je vous suggère de partir léger, avec quelques barres seulement, mais de ne pas trop se charger. Il y a suffisamment à boire et manger sur les différents ravitos que votre taux de sucre ne risque pas de baisser durant la ride. Mais pensez à prendre un bidon d’eau, et pour ne pas le perdre, votre-porte bidon doit être bien serré.

Pour info, il y a un vestiaire au départ/arrivée où vous pouvez y laisser des vêtements plus chauds pour le retour. Comme à cette époque de l’année il fait souvent froid, mieux vaut y laisser quelques pièces chaudes pour se protéger du froid à votre retour le temps de profiter de l’ambiance et célébrer votre finish.

Le parcours, c’est vraiment l’enfer?

Mise à part une fille qui avait déjà fait le 70 km l’année précédente, nous ne savions toutes pas dans quoi nous nous embarquions.
J-1 avant la course, notre excitation est déjà telle que nous avons du mal à se concentrer au bureau, échangeant plusieurs messages pour les derniers préparatifs et notre joie de partir vers Roubaix. La fin de journée arrive enfin ! Hop vers la gare, où on démonte notre vélo rapidement pour lui trouver une place dans le train jusqu’à Lille.
Arrivée à Lille, nous sommes à une dizaine de km de Roubaix et de notre Airbnb vers où nous roulons. La ville me semble plutôt bien adaptée pour le vélo avec une longue piste cyclable au centre d’une allée verte que nous suivons jusqu’à l’hébergement, peu de scooters et un certain respect pour les vélos.
Quelques courses au marché du coin, un gros plats de pâtes et au lit pour être au top le lendemain.
6h30, l’alarme sonne. Dehors le soleil pointe, mais ce n’est pas le cas de la chaleur. Le café chauffe pendant que nous enfilons notre cuissard, maillot, veste… C’est très tôt, peut-être encore trop pour que l’excitation se réveille, mais ça ne serait tarder.

Une fois dehors, en route pour le vélodrome, au fil des kilomètres les sourires se dessinent plus franchement, les yeux deviennent pétillants. Nous croisons de nombreux cyclistes, tous avec les mêmes palpitations se dirigeant vers ce mythique bâtiment qu’est le Vélodrome de Roubaix.

départ paris roubaix challenge GOW

Sur place, nous retrouvons des amis et les autres filles de la TEAM #EFDV-GOW, le temps d’accrocher notre dossard et de prendre quelques photos. Il est l’heure de se positionner sur la ligne de départ, pour certaines sur le 145 km, et pour d’autres le 70 km.
Les trente premiers kilomètres ne sont qu’une mise en jambe, avec très peu de dénivelé et de jolies routes bien asphaltées. Premier ravito, et là, prêtes ou pas prêtes, pas le choix !

  • « Wohhhhh !! Mais qu’est-ce que c’est que ça !! Il y a eu la guerre là !? »
  • « Aller vite ? Relâcher le guidon ? Rester au centre, vraiment ? »

Quinze milles trucs nous traversent l’esprit au moment de l’entrée du premier secteur. On ne s’imaginait pas à quel point une soi-disant route pouvait être dans cet état. Impraticable ! Des menhirs désordonnés et menaçants sur 1 à 3km !

J’ai mis quelques secondes à m’adapter à cette nouvelle surface inconnue, moi qui ne fait pas de VTT, et puis, pas le choix ! Il fallait y aller. Trop fière pour prendre les côtés, je me suis calée dans ma selle et j’ai appuyé sur les pédales, mes yeux scannant à toute vitesse le parcours à quelques mètres devant pour éviter les plus grosses crevasses ou cratères.

Á la sortie du premier secteur, c’est le premier accomplissement qui rebooste pour repartir sur la suite et attaquer les prochains secteurs avec plus de forces sachant maintenant ce qui pouvait se présenter sous ma roue.

Pas un secteur se ressemble, plus ou moins longs, avec des pavés en catastrophe ou «seulement» très espacés. Je voyais chaque secteur comme un jeu, passant de niveau en niveau à chaque entrée et sortie d’arches, comme un jeu vidéo, avec sur les côtés, quelques gens pour encourager partageant leur bonne énergie.

La fin du parcours est le retour à la ville, où l’on ressent une nouvelle montée d’adrénaline sachant que la fin approche, que l’entrée du vélodrome n’est qu’à quelques centaines de mètres.

Vicky des GOW

Dernier virage, tout le monde est là et accueille les « finishers » avec des cris, applaudissements et quelques photos. Un demi-tour de piste et là, devant moi, se dresse l’arche rouge, « cette finish line »!

arrivée vélodrome roubaix

 

 

A peine franchie, sans avoir eu le temps de me remettre de mes émotions, on me passe la médaille Paris-Roubaix 2019 autour du cou. Je termine le tour de piste haletante et impressionnée par ce stade et par ma réussite d’avoir terminé le légendaire parcours du Paris-Roubaix !

médaille finishers team EFDV-GOW Paris roubaixAu fil des arrivées, les filles de la TEAM #EFDV-GOW se retrouvent, essoufflées pour certaines, quelques ampoules aux mains pour d’autres, mais elles ont toutes en commun ce sourire énorme de la fierté d’avoir vaincu! Maintenant, place à la bière et aux frites !!

TEAM #EFV-GOW frites

Si l’Enfer c’est ça, je veux bien y retourner !

(A peine revenues, que nous parlons déjà de notre présence sur l’édition 2020. Surveillez la TEAM #EFDV-GOW en espérant vous avoir motivé pour nous rejoindre !)

pavés sur le Challenge Paris-Roubaix

Merci à EFDV, Anaïs ma co-capitaine de TEAM, aux filles de la TEAM qui ont bien voulu nous suivre dans ce plan saugrenu et à notre photographe d’un jour Jean-Sé!

Kiki des GOW

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