rouler à vélo pour le plaisir

Il ne faut pas chercher de prétexte pour rouler à vélo. Les bonnes raisons viennent avec la pratique régulière du vélo dont le but est avant tout de procurer du plaisir. Rouler à vélo pour le plaisir.

Le vélo, c’est bon pour la santé. On peut trouver de nombreuses raisons pour grimper sur un vélo. Certains peuvent avoir besoin d’un entraîneur pour mieux s’entraîner et progresser. D’autres ont besoin de conseils pour être en meilleure santé. Mais rien ne vient remplacer l’idée que la  pratique du vélo peut être gratuite et qu’elle procure une satisfaction inégalable. Le corps, lui, est un outil au service de cette pratique. Pour le reste, il faut rouler à vélo pour le plaisir.

Un coaching centré sur la pratique

Pour qu’il soit efficace, le coaching ne peut s’éloigner de ce qui fait l’essence de l’activité physique pratiquée. C’est ainsi que pour la pratique du vélo, il ne faut pas perdre à l’esprit que la priorité du cycliste, c’est de rouler le plus souvent possible.

Le corps, partenaire incontournable, est au service de la pratique et non une fin en soi. Pour préciser les choses, il faut avoir conscience du fonctionnement de son corps pour lui permettre d’obtenir plus qu’il ne voulait en donner.
Tous les pratiquants d’un sport d’endurance le savent : un sportif épuisé n’a plus la force de montrer le galbe de ses cuisses.

Entre désirs et contraintes : devoir choisir

Il y a toujours une bonne raison pour décider de ne pas sortir rouler à vélo. Elles sont toutes aussi légitimes les unes que les autres. Pourtant, le désir est présent : que ce soit une envie pressante de sortir, un rendez-vous pris avec les copains, une séance prévue dans un plan d’entraînement ; les contraintes existent, aussi pressantes que les envies.
C’est à ce moment que les choses sont intéressantes. Le cycliste doit choisir : envies versus contraintes. Il doit contrôler ses désirs les confronter à la réalité, les trier, les ajuster. Cette gymnastique de l’esprit est structurante car elle apprend à l’individu à se libérer des pulsions issues de ses désirs.

S’accorder une parenthèse

On a le choix dit-on, d’y aller ou pas. Le cycliste s’autorise une parenthèse ; il s’ouvre un espace personnel dans le continuum de son quotidien. Ce n’est pas simplement une sortie vélo, c’est une séquence de vie qu’on se raconte, qui se partage.

Les réseaux sociaux ont cette fonction de partage, à condition, bien entendu, de ne pas céder au travers de l’exposition de soi ou de ses performances. Facebook, Instagram, Strava, les blogs permettent de traduire ces histoires sportives, de les partager.

Cette séquence sportive s’intègre dans la journée dans la semaine, dans le mois. Elle ancre ce moment dans le temps. Par extension, elle permet de recentrer l’ensemble de sa vie et de son quotidien.

Créer des émotions et apprendre à les gérer

Ils sont grisants ces moments, assis sur la selle, seul ou en groupe. Le terrain se profile, adversaire parfois, il devient soudain un partenaire avant de devenir le témoin de sa condition physique.
À chaque action correspond un sentiment, une émotion.  Tout au moins, ce sont les  sensations que décrit Thomas HOBBES, philosophe politique (De la nature humaine – 1650) en comparant  la course aux passions de l’homme : « regarder ceux qui sont arrière, c’est gloire. Regarder ceux qui précèdent, c’est humilité. ».
C’est vrai que la pratique du vélo est un catalyseur d’émotions : vouloir, désirer, penser à la gloire, être humble, espérer, désespérer… Pensez-y quand vous êtes sur votre vélo en train de serrer les dents !

Se dépasser

Le titre « les forçats de la route » qu’Albert Londres donne à son article du Petit Parisien pour relater les difficultés des coureurs cyclistes engagés dans le tour de France 1924 continue de coller aux épreuves vécues par les cyclistes.

Chaque cycliste, quel que soit son niveau, se confronte à quelque chose de plus grand que lui. Il entretient le mythe. Il faut accepter la force monstrueuse de l’effort à réaliser, maîtriser la peur que l’épreuve fait naître, la transformer en une puissance plus grande encore, celle qui mène à l’exploit sûrement.

Quel que soit son niveau, quelles que soient les épreuves, le cycliste se dépasse, appuie sur les pédales, oublie qu’il souffre, fait vivre un délicieux sentiment de plénitude. Au cœur de l’effort, il sait qu’il existe.

Réconcilier le corps et l’esprit

Il serait possible de poursuivre le développement des bienfaits de la pratique du vélo pour l’esprit. On pourrait encore montrer qu’elle à voir à la psychanalyse voire à la socialisation, pourtant notre propos s’arrête sur l’idée que dans la pratique du vélo, il y a une réconciliation possible entre l’esprit et le corps.

Cette idée que le corps est au service du plaisir doit être un fil directeur d’un coaching responsable. La performance vient quand les qualités physiques sont à la hauteur des défis qu’on se donne : une sortie en famille, une compétition, un défi.

Les effets de la pratique régulière du vélo sur la santé du corps

Le développement de l’endurance est possible parce que le système cardio-respiratoire s’active et se développe. Les besoins en oxygène augmentent : la respiration s’améliore et le fonctionnement du cœur est plus performant.
Les muscles doivent répondre à l’effort et à son intensité. Ils se renforcent et se développent. Leur fonctionnement est de plus en plus performant : meilleure utilisation du glucose et augmentation de l’utilisation des lipides.
Le contrôle des gestes est de meilleure qualité. Le système nerveux est également mis à contribution pour assurer la coordination des groupes musculaires sollicités par le pédalage. Les efforts de gainage des lombaires et des abdominaux améliorent la stabilité.

Rouler à vélo pour le plaisir, se faire plaisir et le partager. Toute une philosophie de vie. Bien à vélo.

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2 commentaires à propos de “5 bonnes raisons pour rouler à vélo pour le plaisir”

  1. Sandrine Sandrine dit :

    Merci pour ce très bon article Laurent.
    Même si on roule déjà pour le plaisir, comment peut on savoir si on en fait pas trop (même avec plaisir) ? Est ce que tu penses consacrer un prochaine article au sur-entrainement ? En course à pied, une personne avec qui je m’entraîne me dis que j’en fais trop. Comment peut on mesurer le « trop »?
    A bientôt, Sandrine.

    1. Laurent Defrancq Laurent Defrancq dit :

      Merci pour ce commentaire Sandrine.
      C’est une excellente idée d’article. Je la mets dans la liste des « Toodo ». En attendant, une réponse rapide. Le principe de l’entraînement est de provoquer des réactions qui vont amener de nouvelles adaptations (physiologiques, motrices…). Ainsi, fatigue et sensations désagréables sont des conséquences normales d’un entrainement ordinaire. ça paraît évident mais pour beaucoup, il est difficile de supporter cet état.
      Le surentraînement consiste à s’entraîner plus que l’organisme ne peut le supporter. Les signes sont diversifiés (trop long, ici, pour les décrire). Souvent, on utilise la Fréquence cardiaque comme indice : si elle est et reste anormalement élevée lors d’une activité par rapport à une activité habituelle à intensité identique alors cela signifie qu’on dépasse les limites.
      En principe, un programme d’entraînement bien conçu joue sur ces facteurs. Si tu me donnes des indications sur ton programme d’entraînement, je pourrais te dire où tu en es.
      Laurent

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