guérir de ma blessure

Je DOIS me reposer, prendre du TEMPS pour moi pour pouvoir mieux guérir de ma blessure et remonter en selle. Ne rien faire, pour faire mieux plus tard !

J’aimerais vous parler de kilomètres. De kilomètres avalés, jours après jours, mois après mois, de kilomètres à vélo, en course à pied parfois, pour entretenir la forme physique, des kilomètres qui s’accumulent et dont nous ne voyons pas toujours l’effet sur notre santé.

Et il arrive qu’au cours de ces kilomètres parcourus, la blessure survienne. Elle peut être due à la fatigue d’un surentraînement (comme une fracture de stress), à une chute ou un accident, à l’utilisation d’un matériel inadapté ou mal réglé dont l’utilisation provoque des douleurs (de dos très souvent).

Une fois la blessure constatée, nous nous trouvons souvent dépourvus. Nous qui aimons notre sport, qui avons souvent construit notre emploi du temps en fonction des entraînements de la semaine, avec des objectifs précis, nous sommes devant le fait accompli : je DOIS me reposer, prendre du TEMPS pour moi pour pouvoir guérir de ma blessure et remonter en selle.

Triathlète passionnée de vélo et de course à pied, je me suis fracturé la malléole externe gauche le 29 octobre 2017 en courant. Je suis passée par toutes les phases du sportif qui n’a d’autre choix que d’attendre et de bouleverser ses habitudes de vie.

Réflexions et activités à mettre en place quand la blessure survient:

1- Je prends du temps pour moi pour mieux guérir de ma blessure

Puisque je n’ai pas le choix, que ma blessure m’oblige à me reposer, pourquoi ne pas en profiter pour me bichonner un peu ? Je peux me payer un massage relaxant, ou un soin beauté en institut, puisque je ne prends jamais le temps de le faire quand je m’entraîne. C’est peut-être l’occasion de commencer la méditation ou la relaxation avec des tutos sur internet. C’est le moment de se dire enfin : Oui, j’ai le TEMPS de la faire.

2- J’en profite pour écrire

A l’heure du « tout à 100 à l’heure », du tout internet rapide et anonyme, pourquoi ne pas commencer un journal intime ou un recueil de réflexions sur notre vie ? Ou encore écrire des cartes ou des lettres aux gens qu’on aime ? Plus personne ne le fait, de nos jours, cela devient tellement rare. Alors, voici l’occasion de renouer avec des principes simples et efficaces : écrire juste pour le plaisir ! Peut-être avez-vous l’âme poète et vous surprendrez vous ?

3- J’apprends à jouer d’un instrument de musique

J’en avais rêvé, je ne l’avais jamais fait par manque de temps. Au cours de la blessure, j’ai commencé à apprendre à jouer de la guitare. Apprendre la musique, que ce soit du piano, du ukulélé, de la flute ou du triangle permet de se recentrer sur soi et ses désirs, ses besoins. C’est un moment juste à nous, qui, lorsqu’on progresse, est une formidable vecteur de partage en famille et entre amis. Hier soir, j’ai joué « Le lion est mort ce soir » pour la première fois devant des amis à la guitare. J’étais tellement fière !

4- Je m’occupe de la paperasse

Elle s’accumule dans le bureau depuis des semaines, et à chaque fois je me disais « demain, je règle tout ça ! il le faut ! ». Mais bien sûr, on reporte toujours à demain, et on ne le fait jamais. Vous êtes blessé(e) ? Profitez-en pour tout ranger, jeter, régler, une bonne fois pour toute ! Quelle sensation de bonheur de ne plus voir cette montagne de dossiers en attente dans le bureau !

5- Je découvre (ou redécouvre) des lectures

On a tous rêvé d’avoir le temps de lire ou relire des romans d’aventures, des polars ou ces magazines de vélo oubliés dans les toilettes depuis des mois. On les achète, ou on nous les offre, et on les délaisse honteusement au placard. Hop Hop Hop ! Voici l’occasion de les dépoussiérer et de se délecter de leur redécouverte. Pas de stress, pas de culpabilité ! On n’a que ça à faire ! Alors profitons-en.

6- Je me crée des playlists musicales infinies

Au même titre que les lectures, nos chanteurs et chanteuses préférées, nos groupes chéris de notre adolescence pourront retrouver grâce à nos yeux. Il est tellement facile de nos jours de trouver de la musique (payante ou pas, selon les sites) et de la télécharger pour notre plus grand plaisir. Un bon thé fumant, un bon groove et un bouquin : What else ? Vous avez le TEMPS !

7- Je regarde des films et des séries sans culpabiliser

Toujours dans la lignée des lectures et de la musique à écouter, il ne faut pas hésiter à se donner du temps pour regarder des films de Noël, d’action ou d’amour. On peut s’éclater à visionner des reportages sportifs ou pas, et selon la période à laquelle la blessure survient, il peut y avoir à la télé le Tour de France, d’Italie ou d’Espagne sans culpabiliser.

Ne rien faire ? Tout un art !

En bref, la blessure est là, on n’y peut rien ! Autant mettre à profit ce temps de repos forcé pour faire tout ce qu’on n’a pas le temps de faire en temps normal. Ne rien faire ? Tout un art comme l’explique Danny Laferrière dans son livre « L’art presque perdu de ne rien faire ». On a tendance à être triste, déçu, en colère ou révolté face à la blessure du sportif. Cependant, notre corps nous parle. Il demande à ce qu’on l’écoute. Il fait en sorte qu’on l’écoute !

Alors, mettons un peu d’eau dans notre gourde, et soyons optimiste. Ne rien faire, pour faire mieux plus tard ! Telle devrait être notre devise pour mieux guérir de sa blessure. Bien à vélo !


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