Stage Mont Ventoux Paiani avec Elles font du vélo

C’est le grand jour du stage Mont Ventoux Paiani avec EFDV. Nous sommes 5 filles sur 10 à faire notre baptême du Mont Ventoux. Jean-Lou nous fait le briefing. Je me rends compte que je ne suis pas la seule inquiète.

Lors du premier jour du stage Mont Ventoux Paiani avec EFDV, nous avions fait une superbe ride, pris le temps de nous rencontrer et testé nos niveaux afin de scinder les participantes en 2 groupes de niveau homogène.  Relisez la première journée de Catherine au stage Mont Ventoux Paiani avec EFDV.

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Ascension du Mont Ventoux lors du stage Paiani

The DAY !!!! Ça y est, nous y sommes. C’est le grand jour.

Nous sommes 5 filles sur 10 à faire notre baptême du Mont Ventoux aujourd’hui. Jean-Lou nous fait le briefing. Je stresse. J’ai peur. Peur de poser le pied à terre dedans ou pire de marcher pour terminer l’ascension. Je me rends compte que je ne suis pas la seule inquiète. C’est très féminin ce manque de confiance en soi ou peut être que nous l’exprimons plus facilement.

Pour me rassurer, je me sectionne km par km l’ascension. Il est dit en prépa mentale que plus l’objectif est petit plus facilement il est réalisable. J’écris sur ma main, le détail avec les km où je dois m’alimenter.

Jean-Lou me connait très bien. Il sent mon inquiétude et me dit que c’est plus facile que le col de la Ramaz (que j’ai fait 10 jours plus tôt). Ah ben voilà, il a toujours les bons mots Jean-Lou.

Démarrage différé pour les 2 groupes du stage Mont Ventoux Paiani

Le groupe tranquille part 30 min avant le deuxième groupe. Cette logistique nous permettra de nous retrouver relativement ensemble au sommet. Ça y est c’est l’heure, on y va. Je discute en roulant avec Aude. Quand je stresse, je sors des blagues pourries. Là ce sera : je m’en fais toute une montagne de ce col ! Bon, ok c’est nul je sais. Je régule l’allure du groupe, je ne dépasse pas les 100 watts pour rester vraiment basse en endurance. Hors de question de laisser des cartouches dans les 25 premiers km qui nous emmènent à Bédoin.

Ascension du Mont Ventoux par Bédoin lors du stage féminin

Nous arrivons à Bédoin, c’est parti mon kiki à l’attaque des 21km de ce géant de Provence. Les 5 premiers km sont assez doux, la pente est raisonnable. Je m’alimente à Saint Estève car les choses sérieuses commencent après.

Je roule avec Aude (la blonde). Elle habite en Savoie dans le col du Télégraphe. Elle est bien habituée aux pentes bien raides. Nous avions pu voir la veille que notre niveau est assez similaire. Donc nous restons ensemble.

Passée Saint Estève, les 7 km suivants ne passeront pas en dessous des 9% de moyenne. Les passages à 11% sont durs. Je me concentre, je regarde mon compteur de temps en temps et décompte les km pour arriver jusqu’au chalet Reynard. Vers la moitié de la portion, Aude m’annonce qu’elle est trop haute en pulsations qu’elle doit ralentir. Zut, je ne peux pas rouler moins fort, ça me coûte plus en énergie que de rester dans ma zone. Nous nous lâchons. Les km décomptent, plus ça va et plus je trouve mon rythme. Je pense au slogan que j’ai communiqué aux filles le matin avant de partir : On s’en fout d’être bonne tant qu’on est belle ! Je pense à essuyer ses gouttes de sueur qui perlent sur mon visage alors. Me demandant si ce n’est pas les écritures de mes notes sur la main que j’essuie au passage. Il y a pas mal de monde, nous nous encourageons tous dans cette galère. C’est connu, la difficulté rapproche toujours les gens. La convivialité dans le sport est chouette.

Je n’ai jamais vu autant de sortes de vélo qu’ici : passant du VTT au vélo électrique… Je trouve magique que cette montagne réunisse tant de monde avec un seul objectif : le gravir en vélo ! Je vois une ou deux habitations, je m’imagine pas loin du fameux Chalet Raynard. Je remonte Catherine. Je l’encourage et la félicite. Les arbres commencent à se faire plus rares. Je sors de la forêt. Le passage à 8% me fait du bien aux pattes, j’en profite pour manger. Je vois le fameux Chalet. Il y a beaucoup de monde, un truc de fou. J’entends crier au loin.

J’aperçois le camion de Jean-Lou, quelques filles sont là et m’encouragent. Les motards à côté aussi tant qu’à faire, je trouve ça fun. Je m’arrête changer de bidon. Aude, en charge du véhicule assistance est efficace, je peux vite repartir. Jean-Lou avait dit que les 6 derniers km étaient plus faciles, je repars donc plus sereine. Je me sens super bien. Je relance la machine. Je suis en transe, j’ai l’impression d’avoir des ailes dans le dos. J’aime tellement cette sensation.

L’ambiance est lunaire, un peu comme la case déserte du col de l’Izoard.

Les piquets noirs et jaunes que j’ai tellement vu sur des photos et qui animaient ce désir de gravir ce col mythique sont là. J’en ai des frissons. Je suis sur le géant de Provence et je suis en train d’en faire qu’une bouchée (moment où je m’emballe un peu). L’émotion est forte, j’ai presque envie de verser ma larme. À ce moment-là, je suis remplie de gratitude pour « Elles font du Vélo » et pour Jean-Lou. Quelle idée magique d’avoir organisé ce stage. Même si l’envie me chatouillait de gravir ce col, je n’aurais jamais osé seule. Les conditions de stage sont parfaites.

Je continue mon ascension et m’aperçois que je ne vois pas le pic du sommet, qu’il est enfoui sous les nuages. Je suis déçue. La pente à 11% à ce moment-là durcit le moment. Christophe me remonte et m’encourage. Allez, je me reconcentre, je ne suis pas loin. Je m’accroche. Ça y est la borne des 500 derniers mètres est là. Elle annonce une fin à 11% de moyenne. Et c’est la tête dans les nuages et avec un monde de fous comme à l’Étape de Tour que j’arrive au sommet. Je rejoins Anne (dans le premier groupe) qui est arrivée 5 min plus tôt. On se félicite. Faire la queue pour faire une photo sous panneau est presque aussi sportif que la montée du col. Mais c’est bon, je l’ai ma photo avec ma nouvelle pancarte.

Comme le dit Gaëtane, heureusement que mon vélo Lapierre est flashy, on le voit sur la photo. Les copines commencent à arriver au compte-gouttes. On fait plein de photos tellement nous sommes contentes. Aude a pu rapprocher le camion. Il nous avait été dit dans le road book reçu par mail une semaine avant le stage de bien prévoir des tenues de rechanges et chaudes, je comprends mieux pourquoi.

Du coup, j’enfile tout ce que j’ai pris et me planque dans le camion. Elles ont d’ailleurs mis un moment à me trouver 😉 Jean-Lou me dira le lendemain que j’ai mis 1h33 sur les 17km plus difficiles. Je n’ai pas de point de comparaison mais je suis contente de moi.

C’était dur mais les copines ont bien plus de mérite que moi, elles y ont passé plus de temps. Toutes sont arrivées en haut lors du stage Mont Ventoux Paiani. De vraies guerrières ces nanas. Je suis fière de vous les filles. Une fois les centaines de photos prises nous descendons en claquant des dents (au début) jusqu’à Sault pour manger. La fin du parcours nous emmène vers les Gorges de la Nesque.

Comme c’est très féminin de se plaindre aussi. Nous nous plaignons de la qualité du parcours. C’est une horreur de nous faire passer par là. C’est une blaque, bien sûr.Nous ironisons tellement la situation que le rire qui nous gagne nous fait mal aux abdos. Quel horreur ce stage ! Nous aurons quand même fait 110 km avec 2100 de D+ sur cette sortie. La fin de journée se finit avec une séance de stretching par Christophe. On ne va pas changer, nos petites habitudes. Rappelez-vous, on s’habitue vite au luxe.

Découvrez notre dernière journée de stage Mont Ventoux avec Paiani et EFDV.

À la fin de notre stage Mont Ventoux Paiani, on se redonne rendez-vous en mai 2019 pour une nouvelle expérience Mont Ventoux.   C’était tellement bien qu’on remet le couvert l’année prochaine avec la même formule. On sera quasi toutes de retour. Bien à vélo!

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5 commentaires à propos de “Stage Mont Ventoux Paiani avec EFDV: récit du second jour”

  1. Lolo dit :

    Alors la bravo ! Pour le compte rendu qui est excellent et donne envie de monter sur le vélo et bien entendu un très grand bravo pour cette belle ascension. Vivement la prochaine sortie pour avoir à nouveau le plaisir de partager ses beaux moments à travers la lecture de ce récit au top !

  2. Petit dit :

    Super ambiance, je pense que c’est bon je vais essayer de faire le mont ventou

  3. Daniel Zorloni dit :

    Bravo pour cette « victoire » de toutes … un challenge qui fait rêver tous ceux qui taquinent la petite reine comme un saint graal !
    Vous l’avez fait et c’est certainement une satisfaction que personne ne fera disparaître et une gratitude que vous pourrez exprimer avec fierté.
    Cath ton jeu de mot était marrant rassure toi et pas si mauvais. Moi j’aurais dit « Si j’arrive pas a gravir ce col, je vend tout » !!
    Bravo encore à cette belle échappée féminine et a l’organisation et merci Cath pour ce récit motivant.

  4. Yann dit :

    Ah le Ventoux, c’est toujours un super moment de grimper ce sommet mythique. Même lorsqu’il a des conditions apocalyptique au sommet.

  5. Des met corinne dit :

    Quelle aventure extraordinaire les filles.Vous pouvez être très fières.Catherine, merci pour ce récit .Vous nous faites rêver et cela c’est tellement génial.

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