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Le brevet 200: conseils d'une débutante

Un brevet 200 ça se prépare

Le brevet 200: conseils d'une débutante

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Le brevet 200, c’est pas un problème de jambes ou d’énergie. C’est une question d’expérience dans le brevet vélo. Je vous partage mon récit pour un topo?

Non, finalement, ce n’était pas la question d’avoir ou pas l’énergie de terminer, d’avoir du jus jusqu’au bout. C’est notre « inexpérience en brevet vélo » qui nous a amenés à abandonner. Au kilomètre 190…
Nous étions 3: Jipé, Val et moi. Et si la principale cause de notre abandon était, peut-être, d’être en trio, précisément. La régression du groupe, on appelle ça.

Un brevet 200 à plusieurs, un challenge?

Le circuit officiel du brevet 200 n’a fonctionné sur aucun des 2 GPS qu’on avait pris. On avait mal vérifié avant le départ, chacun se disant que le GPS de l’autre serait OK. Et autant vous dire que le parcours en version papier, 4 pages recto-verso, c’était pas le top.
Nous étions 3: Jipé, Val et moi. Et si la principale cause de notre abandon était, peut-être, d’être en trio, précisément. La régression du groupe, on appelle ça. En tous cas, le premier (le seul, en vérité) pépin qu’on a vraiment eu, c’est de n’avoir pas préparé le parcours.
GPS 200 km

Pour un premier brevet 200, tout est dans la mise en place

On était loin d’y arriver. Mais on a tout essayé. Crispation, énervement et déception… On repart quand même. On encode les points de contrôle mais on roule hors parcours la moitié du temps. Le brevet est voué à l’échec au kilomètre 6. Laura me demande comment ça roule via Instagram EFDV. C’est dur. En fait, c’est un coup de plombe au moral.

Et c’est parti pour le brevet 200 #efdv

Une photo publiée par Ellesfontduvelo (@ellesfontduvelo) le

Voici la lecon retenue.

Bien s’orienter, sinon pas de quartier

Il n’y a pas de fléchage à un brevet 200. Le GPS est votre allié, il faut bien l’utiliser. On ne peut pas se baser sur le circuit imprimé si on veut éviter que la moyenne chute à 12 km/h environ au lieu des 24 km/h prévus. Sur ce tracé 200 km, tous les 300 m, on pouvait compter sur un changement de direction.  Avoir le nez rivé sur le papier, nous a complètement ralenti et, en plus, c’est dangereux.  Muriel, il me faudrait un GPS ergonomique, facile à utiliser et qui tienne 12h minimum au niveau des batteries ;-). carte BRM 200

Bien s’habiller contre le froid

Comme on part tôt, il faut prévoir des vêtements suffisamment chauds. Et miser sur les trois couches, surtout en arrière-saison. Car, plus tard en journée, lorsque le soleil brille, il faut pouvoir retirer et remiser correctement la, les couches superflues. Marie-Emmanuelle, l’ambassadrice LIV, nous avait montré la discrète poche prévue pour accueillir un mouchoir sur un de leurs maillots LIV longues manches. (J’en veux un pour Noël, svp). Oui, avec le froid, le nez coule.

Bien manger et s’hydrater

Un brevet 200 vélo ne propose pas de ravitaillement. Il faut tout prendre avec soi. Ou profiter des points de contrôle sur le circuit pour se sustenter. Mais ce n’est pas idéal car on perd pas mal de temps dans les queues, et les aliments proposés ne sont pas toujours adaptés à vos pratiques, voire aux fondamentaux de la diététique sportive.
Qu’en penses-tu, Murielle? Dans un des cafés (point de contrôle), ils n’avaient que des chips et des saucisses sèches hyper salées. On a finalement trouvé des bananes en traversant une brocante.

Bien préparer et vérifier son matériel

Pas de stand de réparation, non plus sur un brevet 200. Val, Jipé et moi nous étions réparti le kit de réparation: multi-outils, pompes, chambres à air, etc. Très vite, Val se fait remarquer en perdant une vis de sa chaussure automatique 😉 On ressert et c’est reparti.
S’y connaître un minimum en mécanique vélo, permet de rouler sereine. Petite pensée pour Swanee qui a fait son premier 200, seule, à 40 ans.

Val voulait aussi un traitement de faveur ;-). #efdv #200 #brm

Une photo publiée par Ellesfontduvelo (@ellesfontduvelo) le

Bien se visibiliser

Trop sûr de nous, nous pensions rentrer 2h avant la tombée du jour. Mais nos problèmes de localisation ont entraîné un énorme retard, et le soir tombant, on a préféré interrompre le parcours pour rentrer en toute sécurité avant 20h. Non, nous n’avions pas les accessoires indispensables avec nous (notre deuxième erreur, sans doute aucun).
Quand on veut rouler de longues distances, on risque d’atteindre la tombée du jour plus vite qu’on ne pense. Il faut être équipé, donc, pour pouvoir rouler de jour comme de nuit, et s’assurer d’être bien visible. Lampes et vêtements bien voyants s’imposent.
Pour alléger mon vélo, je les avais laissées dans la voiture, sur le parking du départ du brevet 200. C’est idiot.

Menstruation et hygiène féminine

Ma plus grande crainte, c’était le confort de l’entrejambe. La selle, mais aussi, merci la nouvelle lune, les menstrues. Côté selle, je n’ai pas eu de pépin: j’ai une bonne posture sur mon Scott. Par contre, sur une telle longue distance, ficelles de tampon et serviettes hygiéniques sont handicapantes. Bref, blessures assurées à l’arrivée. On en fera d’ailleurs bientôt tout un dossier.

Et donc, pas de brevet 200?

Non, pas cette fois. On recommencera en mode « free ride », sans papier à la clé, mais en préparant correctement la logistique. On retiendra la leçon: un brevet cycliste, contrairement à d’autres courses, comme le Géant des Ardennes, par exemple, se fait en total autonomie.
Bien à vélo.

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Commentaires (4)

  • Vélizienne

    Vélizienne

    Hello.
    Les tampons et les serviettes sont d’un autre âge … passez donc à la coupe menstruelle en silicone 😉 confort et facilité d’usage en font une précieuse allier des sportives. Elle s’utilise pendant environ 5 ans (donc un rapide calcul des économies réalisées permettent de s’acheter d’autres choses pour faire du vélo par exemple).
    Une adepte de la « cup » depuis 7 ans 😉

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    • Laura

      Laura

      Tout à fait d’accord ! Essayer la cup c’est l’adopter !

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    Si on utilise des tampons, le fil du tampon … ben il doit aller là où va le tampon, et là, ça ne gêne plus 😉
    Sur nos brevets, nous n’avons pas de points de ravitaillement, mais notre organisateur nous fait un repérage photo qui aide bien à la fois pour les points délicats de l’itinéraire (il faut l’étudier un peu) et aussi pour les épiceries , boulangeries, du parcours. Quand je fais des 200 solo (dans les délais des brevets, DodecaAudax oblige) j’aime bien faire un arrêt café+ boulangerie , une demi-heure en tout.
    Pour ce qui est de la nourriture, il faut oublier la diététique sportive sur la longue distance … tant qu’on ne fait pas d’intensité … le premier arrivant de PBP en 42 h s’est enfilé une sacré série de croissants . Et moi aussi 🙂 Le truc est de ne pas prendre les obstacles à sauter négativement … mais plutôt avec humour .
    Le GPS, c’est bien quand il marche, mais si jamais quelque chose ne fonctionne plus, c’est source de stress … j’apprends par coeur le plus possible, mais bon je connais bien ma région alors c’est assez facile …

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    Val

    La prochaine fois on l’aura!! :-))

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