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Première sortie vélo modeste. Mais j'aurais pu aussi bien écrire…

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Première sortie vélo modeste. Mais j'aurais pu aussi bien écrire…

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22,3 km. 25% de montée & 64% de plat. Modeste, cette 1ère sortie vélo estivale. Mais j’aurais pu aussi commencer cet article par…

J’ai 45 ans, 15 kilos de trop, et j’aime toujours autant le vélo

Je suis loin de ma forme d’il y a vingt ans, même aux prémisses de mon idylle avec le vélo de route. Quand j’ai acquis mon Cannondale Caad 4 Saeco (2001) pour remplacer mon hybride Jamis Tangier lors de mes premières sorties sur le bitume du Diois (26), puis dans les lacets de la Drôme provençale.
À l’époque, je ne comptais pas les sorties en nombre de kilomètres mais en nombre de cols et en dénivelé. Je ne comptais ni les efforts, ni les heures, ni les crampes…

Avec le temps, je calcule mes sorties autrement

Aujourd’hui, je compte en temps estimé… Parce que je me connais bien, je sais plus ou moins le temps qu’il me faut pour parcourir une trentaine ou cinquantaine de kilomètres avec 25% de côte… Avec l’âge et la sagesse, je ne présage plus de mes forces, je suis devenue plus prudente, pour ne pas dire frileuse.
Je calcule en temps également parce que j’ai deux enfants. Et que je peux moins facilement partir pendant 4 à 5 heures d’affilée…
Enfin, je calcule en temps parce que voilà, dans un mois pile poil, j’aurai 45 ans et que je sens aussi le poids (au sens propre et figuré) d’une vie professionnelle très chargée…

Le même plaisir intense malgré la paresse

Chaque année, depuis 4 ans, on prend le mois de juillet et on file dans l’Aude, où mes beaux-parents ont une maison de village, à Lagrasse. Non loin de Narbonne, Carcassonne, Limoux… Une très belle région. Ici, c’est plutôt le VTT qui semble être roi, mais il y a de très beaux parcours sur route à faire, avec de beaux dénivelés, de superbes paysages très variés, des villages charmants et… malheureusement … beaucoup de vent, parfois.
À chaque 1ère sortie vélo, c’est pareil: très vite, les sensations aimées reviennent – l’effort qui enserre les cuisses dans les montées, le moulin régulier et rythmé qui diffuse une chaleur égale du bas du mollet jusqu’à l’arrière du genou, sur les plats et faux plats de longue durée, les picotements dans les poignets, la chaleur électrique dans les biceps, …
Et puis les odeurs végétales, des pins et des herbes sauvages, du bitume qui chauffe, sans oublier le vent chaud (ou pas), les spectacles de lumière, les rencontres avec les animaux, …

Chaque année, je me dis… « l’année prochaine »

Je suis pas mécontente de cette première sortie au sens où je m’en contente. Car le plaisir du vélo de route reste intense malgré les années, l’indisponibilité et la paresse. Chaque année, je me dis, lors de cette première sortie vélo: « l’année prochaine, je prépare le terrain et je pars rouler une centaine de kilomètres les week-ends qui précèdent les vacances.
Ou encore: « quand je remonte, promis: je continue de programmer au moins une sortie vélo par week-end jusqu’à l’hiver« … Et chaque été, il me faut près de 2 semaines pour prendre un peu de pêche avant d’enfourcher mon Wilier Asolo.
Et de retrouver ce même plaisir intense.

Je suis la fondatrice et l’éditrice de ellesfontduvelo.com, et la cyclo-gimmick de la bande. 5 vélos (Bianchi, Canondale, Kona, Wilier et Brompton), mon coeur bat pour les braquets et le moulin. J’ai pratiqué beaucoup, un peu, passionnément. Ai procrastiné longtemps aussi. Et prépare un grand retour à mes premières amours: le vélo. Et plus particulièrement le vélo de route. Et le pliant. Et le weehoo pour mes enfants.

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Commentaires (5)

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    JiPé

    Bonjour Muriel,
    Le sport à la recherche du bien être.
    Pouvoir écouter son corps, son coeur et la nature qui vous entoure et vous accueille dans l’effort et ainsi atteindre la satisfaction du sport accompli.
    Ma performance, c’est me connaître et accepter mes limites.
    Un beau témoignage tout empreint d’humilité,
    Bravo!!!

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    sea

    Bonjour, ce portrait me correspond à quelques détails près (51 ans sans enfant), et c’est un réel soulagement de lire que je ne suis pas la seule à mettre une bonne quinzaine à « redémarrer » chaque printemps… J’aime le vélo depuis toujours et j’ai une vraie bouffée de bonheur à l’enfourcher. Pour durer j’ai aussi appris à rouler dans les conditions qui me satisfont, comme par exemple loin de la pluie, à mon rythme et pas au-delà de mon maximum de 35 km. Cela n’empêche pas les petits défis personnels ni parfois l’ennui des trajets toujours identiques, car ce n’est pas facile de varier ! Merci Muriel pour votre écrit, l’effet « miroir » m’a vraiment fait plaisir 🙂

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