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BRM 200 Longjumeau: c’est la rentrée!

Séverine nous raconte sa reprise des BRM 200. Une bonne performance et des conditions climatiques difficiles n'ont pas eu raison de sa motivation!

BRM 200 Longjumeau: c’est la rentrée!

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Séverine nous raconte sa reprise des BRM 200. Une bonne performance et des conditions climatiques difficiles n’ont pas eu raison de sa motivation!
Presque aussi excités que les écoliers au mois de Septembre, ce sont quelques 250 cyclos qui se sont réunis dimanche 13/03/2016 à Longjumeau pour la reprise des BRM 200. Après une ultime répétition générale en Audax la semaine dernière, nous voici en route pour les brevets randonneurs.
Longjumeau, je connais, c’est ma 2ème participation. Le parcours est vallonné au départ mais surtout à l’arrivée et le vent fait le reste. Sud ouest, une bonne partie de l’hiver, évidemment, Eole ce matin est plutôt nord-est… Cela augure donc un retour difficile…

Un départ sur les chapeaux de roues

Il est à peine 7h lorsque je me sauve. Je prends un peu d’avance sur Didier avec l’espoir de monter les bosses à ma main pour ensuite passer la journée avec lui. Nous avions convenu que chacun roulait de son côté pour ce brevet mais cela reste une parole de Chérie (j’ai croisé les doigts quand j’ai promis, ça ne compte pas du coup?!). Si je peux m’accrocher à sa roue, je le ferai. J’aime bien lorsqu’il me protège du vent… C’est qu’à force de rouler avec lui cet hiver, je me suis habituée à mon petit confort!
Je monte donc les premières difficultés à mon rythme. Le vent m’aide un peu. Je suis vite rejointe par le groupe des ACBO, Alain et Victor en tête. Je jardine un peu à un rond-point (les traces aller et retour sur le GPS s’entrelacent et évidemment je choisis la mauvaise), lorsqu’un gars bien sympathique m’interpelle pour éviter que je ne fasse une belle boulette. C’est Bruno, un copain du forum, juste derrière moi. Je ne sais pas si il avait envie de faire le brevet avec moi, mais nous ne nous quitterons quasiment plus.

Bien entourée pour endosser les bosses

Quelques kilomètres plus loin, j’entends la sirène de Chéri qui retentit. Ça y est le voilà! Chouette, j’ai bien avancé, je vais pouvoir rester un peu avec lui… Il y a aussi Yvon de Chartres et Hervé et Laurent, nos comparses de club. Je me mets un peu dans les roues, jusqu’à la bosse suivante… Il n’y a pas à faire, j’assure sur le plat, j’assure dans les descentes mais les bosses, ce n’est pas mon truc!
J’ai fait des progrès pourtant, mais pas assez pour suivre un groupe de costauds. Tant pis… À ce soir… Ce qui est dit, est dit, chacun roule de son côté. Bruno, lui réussit à suivre le train et s’échappe… Je ferai donc la fin de l’étape avec Yvon, à un bon rythme, le vent bien favorable nous aidant à avancer. Merci l’Ami!

Bruno, mon compagnon d’infortune

Nous arrivons à Beville le Comte à 9h30. Chéri et les copains sont encore là, prêts à repartir. Vite, vite, j’avale mon pain au chocolat offert par Didier à moitié à l’arrêt, à moitié sur le vélo et je repars dans leur sillon. Une pause pipi est prévue un peu plus loin, nous allons en profiter pour nous regrouper… Ou pas! Les gars font leur petite affaire sans se soucier qu’une fille ait besoin de plus de temps et les voilà repartis… Oui, oui, on avait dit, chacun roule de son côté… Tant pis, Bruno, mon compagnon d’infortune sur ce coup, lui aussi un peu plus long que les autres, est resté sur le bas-côté un peu déçu…
Bon, bah, mon Bruno, va falloir me supporter! Sur cette portion, le vent n’est encore pas trop gênant et le dénivelé est moindre. Nous avançons bien. Il est à peine 11h30 lorsque nous arrivons au café de Cherizy pour pointer. Nous sommes au km 110 et le plus dur reste à faire… Didier et son groupe sont prêts à repartir. Il prend le temps de me commander à manger pendant que je file aux toilettes. Efficacité et organisation. On fait comme on peut pour ne pas perdre trop de temps. Souvent, on retrouve des gens au contrôle qui roulent bien plus vite, mais qui s’arrêtent bien plus longtemps. Je suis entourée de quelques maîtres en la matière qui sont capables de ne s’arrêter que très peu de temps. J’essaye de prendre exemple…
Un bon quart d’heure plus tard, nous voilà à nouveau en selle. Cette fois-ci, le vent est bien défavorable et mon compagnon de route pas bien plus grand que moi… À son grand dam, je ne prends que très peu de relais… Il faut dire que l’homme est galant, dès que je passe devant, il accélère pour ne pas se laisser tirer. Nous mettons au point une technique. Il fait les montées, je fais les descentes. Sur le plat, on fait comme on peut! La moyenne chute, nous avons hâte de rentrer dans la forêt pour trouver un peu d’abris. Je suis contente, car dans les petites bosses, j’arrive à ne pas trop être décrochée. Peut-être m’attend-il un peu?

La fringale du débutant, une ouverture pour rattraper le peloton

Il est 14h20 lorsque nous arrivons au dernier contrôle à la Celle les Bordes. À ma grande surprise, nous retrouvons Didier avec Yvon, Hervé et Laurent. Je ne pensais pas les revoir car ils étaient partis presque un quart d’heure avant nous au contrôle précédant… Cependant, Laurent, victime de la fringale du débutant pour son 1er 200, a eu besoin d’une bonne pause pour récupérer.
Ouf, je me dis que nous allons finir tous ensemble, tranquillou et que Bruno et moi, allons enfin pouvoir nous mettre un peu dans les roues… Oui… mais non. Didier, Laurent et Hervé repartent 1 mn avant nous… Et avec les bosses qui se profilent, jamais nous ne pourrons revenir sur eux… Nous les avons longtemps en ligne de mire… Ils ne prennent pas beaucoup d’avance, c’en est presque rageant… Mais bon, je ne peux pas râler, nous avions dit: chacun roule de son côté… Faut assumer ma belle! Tu veux faire, du vélo, tu pédales… À la flèche, je ne serai pas là… Oui, oui, je connais bien le discours et il a raison, le Chéri!

L’effort ultime: les bosses et montées

Nous attaquons la portion que je redoutais le plus. Nous remontons les bosses montées à l’aller. Au départ, on est frais, ça passe bien. Au retour, le vent dans le nez, c’est une autre affaire! Je ne sais plus dans quel patelin, il y a un virage en épingle à droite et ça monte assez raide. Me voilà plantée là. Je ne l’avais pas vu venir celle-là… Aïe, ça fait mal aux cuisses! Bruno prend le large mais ralentit bien gentiment sur le replat (ou reprend son souffle, l’histoire ne le dit pas!).
Le scénario se répète 2-3 fois, je n’arrive plus à le suivre dans les montées et je maudis un peu Didier (un tout petit peu seulement…) de ne pas être là pour m’abriter…
Il est 16h15 lorsque nous franchissons la ligne d’arrivée. J’ai fait mieux que l’an passé avec des conditions climatiques bien plus difficiles. Je suis satisfaite de ma sortie. Pour le 1er BRM de l’année, les sensations sont bonnes. L’entraînement et l’assiduité sur les dodécaudax hivernaux vont payer, enfin je l’espère….
 Un grand Merci à Bruno pour avoir fait un bon bout de chemin avec moi. C’est toujours plus agréable de partager ce genre d’aventure à plusieurs plutôt que de rouler seule. Un merci évidemment aussi à mon Chéri qui finalement ne s’est pas occupé de moi sur la route mais qui a toujours été aux petits soins sur les contrôles.

Prochain RDV la semaine prochaine à Flins pour cette fois-ci un brevet où nous devons rester ensemble… ou pas!

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