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C'est le moment de se mettre au cyclo-cross!

L'hiver qui guette sur nos routes ne relègue pas le vélo au placard! Au contraire, avec le cyclo-cross, la saison à vélo continue!

C'est le moment de se mettre au cyclo-cross!

L’hiver qui guette sur nos routes ne relègue pas le vélo au placard! Au contraire, avec le cyclo-cross, la saison à vélo continue!

Le cyclo-cross est une discipline officielle du cyclisme (c’est à dire dont les courses sont chapeautées par l’UCIUnion Cyclisme Internationale) qui se pratique en hiver. Se situant plus ou moins entre le VTT et le vélo de route, tout le monde peut s’y retrouver et même ceux qui souhaitent poursuivre les compétitions lorsque la saison estivale se finit.

Le vélo de cyclo-cross

Si on le regarde de loin, le vélo de cyclo-cross ressemble à un vélo de route, en particulier à cause du «guidon tordu». Mais en y regardant de plus prêt, ce sont des vélos complètement différents. Il est d’ailleurs possible de faire du cyclo-cross avec un VTT alors qu’il est souvent impossible de l’envisager avec un vélo de route. En effet, les chemins imposent de monter des pneus relativement larges et à crampons qui n’ont pas la place de passer sur nos vélos de route.

Autre grosse différence visible: les freins. Les vélos de cyclo-cross sont dotés de freins quantilever à tirage central dont les tasseaux de freins sont fixés sur les haubans (les mêmes que les freins des vieux VTT qui ne freinent pas) alors que les vélos de route n’ont qu’un seul axe de freins.

Les quantilever permettent un meilleur débourrage de la boue par rapport aux freins de route, la boue s’invitant très souvent dans cette discipline hivernale. Mais depuis peu, les freins à disque se sont invités sur les vélo de cyclo-cross. Il était temps!

Ensuite, la géométrie est évidemment différente par rapport à un vélo de route, d’autant plus qu’il ne faut pas que le vélo soit trop slopping pour pouvoir le porter sur l’épaule.

photo : Adam Bowle

Le portage

Les compèt’ de nos jours

Aujourd’hui, le cyclo-cross s’est structuré pour devenir une discipline à part entière et pas seulement une antichambre du cyclisme traditionnel. Il s’agit d’effectuer plusieurs boucles d’un petit circuit de 2,5 à 3,5 km sur des chemins de terre (voire de boue en hiver) mais sans cailloux. Le nombre de tours est défini pendant la course de sorte que le temps du vainqueur soit approximativement de 40 minutes chez les femmes et de 1h chez les hommes (ou moins chez les catégories jeunes).

Pour qu’un circuit soit complet, un certain nombre d’obstacles doit le composer: petite bute pas forcément accessible à vélo (ou «talus»), dévers, escaliers à monter, virages plus ou moins serrés, et surtout, ce qui fait la particularité du cyclo-cross (à mon sens): les planches à sauter. Une ou plusieurs séries de planches de 40 cm maximum sont disposées le long du circuit. Seuls les meilleurs sont capables de les sauter à vélo (bunny up), mais la majorité doit descendre pour les sauter à pied. Pour être efficace aux passages des planches, c’est toute une gestuelle qu’il faut travailler à l’entrainement, un peu comme les gammes que doivent réviser les musiciens.

photo : Nikki Harris

Le passage de planches

Les championnes et champions

Du coté des féminines, ce n’est que depuis la saison 1999/2000 qu’elles ont un championnat du monde. C’est l’allemande Hanka Kupfernagel, spécialiste de la discipline, qui remporte la première édition. Actuellement, les meilleurs sont sans aucun doute la Néerlandaise Mariane Vos, ultra championne aussi bien sur la route qu’en cyclo-cross ou sur la piste. On peut aussi citer l’incroyable Pauline Ferrand-Prévot qui fût championne du monde dans 3 disciplines différentes simultanément (cyclo-cross, VTT et route) pendant l’année 2015! Quel exploit!

Chez les hommes, les maitres incontestés du cyclo-cross sont les belges qui arrivent à placer régulièrement plusieurs coureurs dans le top 10 des coupes du monde, les autres nations se partagent les miettes.

Un peu d’histoire: le cross cyclo-pédestre

Le cyclo-cross est en fait une discipline du cyclisme très ancienne, débutant au début du 20ème siècle. Le premier championnat de France a eu lieu en 1902! A l’époque, il s’agissait de parcourir à vélo un circuit pas toujours très carrossable. Des obstacles gênaient la progression des cyclistes et le terrain n’était pas forcément praticable, surtout avec les vélos d’autrefois. Par conséquent, la course à pied avec le vélo sur le dos avait une part très importante dans la course puisque les compétiteurs étaient contraints de courir sur près de la moitié du circuit.

Ce genre de courses plébiscitées par les cyclistes en manque de compétition lorsque la saison de route était finie, intéressait fortement l’armée. En effet, à l’époque, certains bataillons se déplaçaient à vélo.01A58ZHE

La variante pour les non-coursiers: le « gravel »

Pour celles dont la compétition donne des boutons, elles peuvent s’adonner à la variante rando-sportive du cyclo-cross: le «gravel». Issu de l’anglais gravel road (route non goudronnée), le gravel se pratique en randonnée plus ou moins sportive sur des routes non goudronnées ou chemins lisses (sans trop de cailloux). Par conséquent, le vélo de cyclo-cross est particulièrement adapté à cet usage.

Les marques ne manquant surtout pas l’opportunité de faire ressentir le besoin d’acheter aux consommateurs. Vous pouvez maintenant vous offrir un vélo typiquement «gravel» qui n’est ni plus ni moins qu’une version légèrement modifiée d’un vélo de cyclo-cross (porte-bidon, possibilité de mettre des porte-bagages, vélo un peu plus confortable…)

Pourquoi pratiquer le cyclo-cross?

Pour les compétitrices, le cyclo-cross est un bon moyen pour passer la saison hivernale de manière un peu plus fun. L’avantage est de conserver une activité intensive pour éviter l’effet «diésélisation» des sorties longues. C’est aussi un bon moyen pour travailler sa technique et être à l’aise sur son vélo.

Et vous, pensez-vous vous adonner à cette discipline hivernale cette année ?
Crédit photo:
Photo à la une: Stéphane Leroy
Passage de planche: Nikki Harris
Portage: Adam Bowle

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